Le rectear de MontpelHer
Tespoir, c'est si long dans les bureaux! Mon ami Dumarçay, le député, fait des démarches, M. Arago aussi; quant à M. Dumas, il m'a bien promis de m appuyer, mais je n'ai aucune confiance dans ses promesses. Je te promets que dès que j aurai un résultat quelconque, je t'en ferai part de suite.
Gerhardifaii H *^st à présumer que le résultat favorable parut si certain '^'"'àParfs?"^*' que Gerhardt n'hésita pas h donner h sa femme le signal du Rcnîs^ducfngé. départ de Montpellier, en profitant de la protection de M. et M"* Taillandier, qui se rendaient h Paris.
Son projet, longtemps caressé, était de visiter TEcosse et se reposer dans la famille de sa femme, où Fat tendait une réception chaleureuse, bien préparée pour faire diversion k ses nombreux déboires.
Le temps de revoir la famille de Paris, de se procurer des passeports et de retenir des places pour le 17 septembre, les malles étaient prêtes, lorsque le 16, au matin, Gerhardt reçut de Montpellier l'avis officiel que son congé était refusé. C'était un vrai guet-apens. Pourquoi ne pas le prévenir à Paris, quand on savait son adresse, qu'il avait expressément donnée? Espérait-on le voir partir en ignorant la décision ministérielle, afin de le mettre dans le plus grave embarras? Vingt-quatre heures plus tard il eût été parti.
La place de Gerhardt étant vivement convoitée à Montpellier par une personne dont la famille avait voté pour le candidat ministériel, voulait-on le mettre dans l'impossibilité d'y rentrer pour le 1" novembre, et, dans ce cas, le considérer comme démissionnaire?
Gerhardt fit immédiatement toutes les démarches pour essayer de réagir. Peine perdue : au ministère, le ministre avait pris un congé d'un mois; Thenard, malade, n'avait pas été consulté; Dumas était absent, lui aussi, de son côté.
Il n'eut plus qu'à prendre le parti de retourner à Montpellier, et, tristement, il se remit en route avec femme et enfant, le 20 septembre 1846.
r.otonde La déception qu'avait subie Gerhardt ne se bornait pas,
déception. comme on peut le penser, à Tajoumement d'un voyage en