‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 104 sur 274 · Lettre de Gerhardt à Cahours, du 8 novembre · texte numérisé non relu

Lettre de Gerhardt à Cahours, du 8 novembre

PHOPOSITION DE GEHIÏAHDT A LAI REM i:iî>

projeté. Tout cela pourrait être fini au mois d'août. Songez donc combien d'avantages nous avons sur eux, il nous sera si facile de les écraser si nous sommes réunis.

Je vous le répète, à moi seul je suis incajKible de rester longtemps à un seul travail; dès que j'ai mon résultat, cela m'ennuie d'y rester pour limer et compléter par quelques analyses. Ainsi mes anilides sont finis et je ne puis pas me décider à rédiger, attendu que je ne voudrais pas qu'on y trouvât à redire quant aux détails des analyses. Vous savez vous-même combien on tient à ce que toutes les analyses soient complètes.

A propos, je viens de parler à ma femme, nous pouvons très bien vous loger sans que cela nous gène. Vous accej)terez, je l'espère, cette offre d'ami. Venez par le Rlione jusqu'à Beaucaire, d'où le chemin de fer vous mettra ici. Nous ne ferons que de la chimie minérale; les neuf dixièmes des sels sont mal analysés, j'en ai la conviction intime... Si nous ne donnons pas de la chimie minérale, on ne nous croira pas.

La proposition faite à Laurent de venir h Montpellier, si ^'^"accepurr"* tentante qu'elle parût, nVul malheureusement aucune suite; <»n conçoit aisément Fimpossibililé où il était de quitter si longtemps sa famille, et, d'autre part, le voyage h Montpellier lui eiit imposé des sacrifices excédant de beaucoup ses moyens.

J'ai rencontré, il y a trois semaines, Dumas à la porte de l'Institut, «lit-il à son ami', et au lieu d'entrer, je l'ai j)rié de présenter ma note à l'Institut. Depuis ce temps, Balard m'a réi)été que Dumas me voulait beaucoup de bien et j'en suis toujours là... n'ayant pas plus d'argent dans ma poche qu'un rat n'en porte sur le bout de sa queue.

Laurent continuait à surveiller le camp ennemi et ne laissait rien passer : il s'aperçoit qu'un nouveau mémoire de l'éligot attribue a Regnault l'idée du double rôle du chlore dans les corps organiques.

Je l'ai un peu relevé, dit-il dans la même lettre, et il m'a répondu ...que je l'avais sans doute dit le premier^ mais que M. Regnault t'avait dit après moi et que, par conséquent^ en citant M. Regnault, il n avait pas commis d'erreur!... Cependant, il m'a offert de mettre une recti-

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