‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 115 sur 274 · Dépêche du 26 février · texte numérisé non relu

Dépêche du 26 février

2. La composition de cette Commission était : Chamarande, président; Laissac, secrétaire; Digeon, Brives, 0. Gervais, J. Renouvier {Le National, 3 mars 1848).

3. Annales de Montpellier et du déparlement de VUérault, pour 1848, par J.-A. Dumas, fo 235.

ot pou d^inslants après, le cortège se mot en marche dans Tordre suivant : le O^mmissaire du département (Renouvier), les membres de la Commission départementale, TAdminislration municipale, le (Comité électoral, la Cour, le Tribunal de première instance, les Juges de paix, TAcadémie, les Facultés, les fonctionnaires de toutes les administrations, les élèves des écoles, les ouvriers imprimeurs portant la statue de Gutenber^ et plusieurs autres corporations.

En sortant de la préfecture, le cortège a pris la rue du Palais, la porte du Peyrou, et, passant par le boulevard Saint-Cuilhem, s>st rendu au Champ de Mars, où, depuis trois joui*s, de nombreux ouvriers avaient élevé un autel patriotique. Toute la population se trouvait sur son passage et saluait cette réunion d'hommes qui, quoique animés de divei's sentiments politiques, venaient par amour ou par crainte, et tout en se flattant d'une douce illusion pour le bonheur de la patrie, saluer Taurore des beaux jours tant promis... Arrivé h l'autel patriotique, le citoyen Itrives crie à deux reprises : << Vive la République! » les chunirs et les musiques exécutent la Marseillaise i^i le Chant du départ. Le citoyen Laissac prononce d'une voix forte un superbe discours vivement applaudi. Le citoyen Renouvier lui succède. Enfin les chants patriotiques et les fanfares reconduisent les magistrats à la préfecture et, le soir, de nombreuses et brillantes illuminations terminent cette fête solennelle de la proclamation de la République. »

Erfeisdos Cette îoie de la foule était partae:ée par nombre de «grands

tnt^neraents «i loi o ^

^^Lvanfs"'* '*^prils : Arago, au Collège de France, salua d'une allocution vibrante, à son cours, l'arrivée d'un pouvoir confié enfin aux mains du peuple : « Loin de nous les démagogues^ mais salut à la démocratie », s'écria-t-il, montrant bien par ce cri le sentiment profond qui animait les hommes voués comme lui au culte de la vérité, mais aussi sentiment qui forcément devait conduire aux déceptions les plus amères, car la conduite des peuples, la politique, ne peut être fondée sur le sentiment, sous peine d'y laisser s'engloutir la liberté et la raison.

Mais ce qui me dégoûte, écrit Gerhardt à Cahours le lendemain

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