‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 116 sur 274 · RÉVOLUTION DU 24 FÉVRIER · texte numérisé non relu

RÉVOLUTION DU 24 FÉVRIER

même de cet événement*, c'est de voir des hommes qui, il y a huit jours à peine, étaient d'enragés conservateurs, de voir ces hommes sauter pour la République et se montrer plus fanatiques que tout le monde. Notre ami Dumas fait bien la même chose h Paris : j'ai été scandalisé de lire son discours de l'autre jour en faveur de la Repu- * bhque, lui qui, il y a un mois h peine, a fait, à son cours, une sortie contre les jeunes gens qui protestaient contre la suspension de Michelet. Mais que Dumas prenne garde, nous avons maintenant la véritable liberté de la presse, et l'on ne se gênera plus pour lui dire la vérité.

Que de ligures allongées, répondait Cahours*, que de cœurs maudissant la République alors que les lèvres grimacent le sourire de la satisfaction et s'ouvrent pour faire de beaux discours en faveur du nouvel ordre de choses.

Que d'hypocrisies, bon Dieu! et combien les changements apprennent à connaître les hommes!...

Les adhésions arrivent h Paris de tous côtés, nulle part de résistance sérieuse; la République, il faut l'espérer, va se trouver bientôt consolidée; puissent ceux qui, sous le règne précédent, ont tant cherché à asservir les gens de cœur et d'intelligence, crouler avec l'ancien système!

Le moment semblait propice aux deux amis pour tenter ('e Nomination

* * *■ . d« J^auront

se réunir. à la Monnaie.

Gerhardt appelé

Laurent venait d'être nommé h la Monnaie. ^ * Paris.

Il ne s'agit pas d'aller en Ecosse dans ce moment, écrit-il le 13 mars à son ami. Il faut agir.

J'ai reçu ce matin une lettre de Jean Reynaud, le président de la Commission des sciences \ un de mes anciens amis. Il m'invitait à

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