‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 123 sur 274 · Aujourd'hui n · texte numérisé non relu

Aujourd'hui n

à Paris.

Le gouvernement provisoire a nommé une commission pour examiner les questions relatives au cumul des places*...

Paris, 6 mai 1848.

Je te répète, je m'ennuie cruellement sans toi et mes petits. Tu devras être ici du 15 au 20 de ce mois. Tu feras bien de prendre la malle-poste ; mais rappelle-toi d'emporter des vivres, car vous n'arrêterez que le surlendemain à cinq heures à Bourges, et vous repartirez à huit heures du soir pour Paris par chemin de fer.

3 heures du soir.

J ai été avec M"'" Laurent chez le marchand de meubles, où elle a acheté les siens il y a deux ans et dont elle est très contente.

Le 30 mai 1848, Gerhardt eut enfin la joie de reprendre la vie de famille, M"^'' Gerhardt arrivait à Paris avec ses deux enfants.

Ce fut également une diversion salutaire aux graves préoccupations que les événements politiques imposaient à son esprit, et sans doute un frein aux entraînements, que Tardeur de ses convictions ne pouvait manquer de produire, et auxquels, livré h lui-même, il eût pu ne pas résister.

Les élections pour V Assemblée constituante^ dont les résultats lui avaient paru excellents à Paris, ne correspondirent pas à son attente. Malgré les manifestations du parti avancé, excitées par les émissaires de Ledru-Rollin, ou plutôt à cftuse d'elles, les modérés avaient triomphé, et parmi eux se trouvaient une foule de députés aux convictions incertaines et flottantes que les politiciens habiles pouvaient mener k leur guise et avec lesquels les pires mesures furent adoptées.

Les républicains dits modérés ne surent ni donner confiance

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