Lettre traduite de Tallemand
Dans l'espoir que vous resterez toujours bien portante, je termine en me disant, comme toujours,
Votre petit-fils qui vous aime de tout cœur, Carl.
P.-S. — Je vous remercie mille fois de votre petit Noël. Bien des compliments à tout Saint-Marc.
L'année scolaire 1832-1833 fut surtout employée aux manipulations de laboratoire ; Gerhardt suivait également des cours spéciaux de chimie technique, que nous appellerions plutôt chimie industrielle. Là encore il se fit remarquer par son application *.
C'est pendant cette année, à Carlsruhe, qu'il subilune épreuv(» fréquente dans la vie des étudiants allemands : Tinévilable duel au sabre, dont la conclusion fut une balafre fort légère qui marqua verticalement d'une cicatrice la joue gauche du jeune
Gerhardt pour toute sa vie.
Aux vacances, soit que le cycle des études du Polytechnicum de commerce fût terminé, soit que la réputation du professeur Erdniann*, à ^iS*'^' rÉcole de commerce de Leipzig, dirigée par le professeur Schiebe, eût décidé le père, S. Gerhardt, de lui confier son fils, ce dernier ne revint pas dans sa famille à Slmsbourg, mais se dirigea vers sa nouvelle destination, à petites journées, le sac au dos, suivant une mode encore en usage en Allemagne, notant sur un journal, — qui, malheureusement, n'a pas été retrouvé, — ses impressions de voyage et ses observations journalières.
La lettre suivante montre que, dans sa nouvelle résidence, le jeune homme continuait avec ardeur ses études et voyait sa vocation s'affirmer de plus en plus nettement :
Leipzig, 4 octobre 1833.
Chère grand'mère.
Je vous aurais certainement écrit depuis longtemps si je n'avais été tellement occupé, et j'espère que vous ne m'en voudrez pas de mon long silence. Je suis, d'ailleurs, maintenant encore, très embarrassé pour le choix du sujet dont il faut vous entretenir, car le petit Leipzig n'offre pas grand'chose de nouveau. Quant à la politique, je n'ose pas