CORRESPONDANT DE L'INSTITUT
(lit onclueiisement que T Académie suivait dans les présentations Tordre des décès. Ce qui n'empêchait pas F Académie, à ce moment môme, de présenter pour une place devenue vacante h la section de géographie quatre ou cinq mois après la vacance de la section de chimie:
Les absents ont toujours tort, comme je le vois malheureusement, disait Gerhardt*...
Nous continuons de nous plaire ici, comme on peut se plaire en province. Je regrette Paris bien souvent,jeravoue, maisj yaieu tant de déceptions que je ne voudrais pas changer ma position actuelle, qui est très bonne, contre la position si précaire que j'avais à Paris*.
Les doléances de tierhardt parvinrent cependant aux oreilles de Thenard.
Cette fois encore, il sentit qu'il allait de Thonneur de Tlnslilut de tenir à Gerhardt la parole qu'il lui avait donnée. Devant partir pour la campagne, il voulut que la présentation fût faite sans désemparer et sans se préoccuper du prétendu ordre des décès, qui n'était qu'un argument dilatoire à Tusage de Dumas.
Aussitôt, comme doyen de la section de chimie de rinslitut, il fait déclarer qu'il y avait lieu d'élire h la place vacante par suite du décès de M. Braconnot, et de présenter à la prochaine séance une liste de candidats.
En eiïet, le 14 avril, la section présentait les candidats suivants :
Au •1*''' rang: M. Gerhardt;
Au 2*^ rang: M. Pasteur, doyen et professeur de chimie à la Facultés des sciences de Lille ;
Au S*' rang ex œquo : M. Bineau, professeur de chimie à la Faculté des sciences de Lyon ; M. Desaignes, receveur des finances à Vendôme.
Enfin, le lundi suivant, à 4 h. 50 du soir, Gerhardt recevait une dépêche de Pelouze et Reynoso, annonçant son élection, que lui confirmait le lendemain matin le billet suivant de Thenard :