‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 20 sur 274 · Thèse de doctorat du 6 avril · texte numérisé non relu

Thèse de doctorat du 6 avril

Au laboratoire

du professeur

IJebig

à Giessen.

maître par son intelligence si vive et son ardeur scientifique étonnante, mais il Tavait séduit, lui et sa famille, par la grâce de ses manières, Téclat de sa personne et les qualités de son cœur. Ce n'est plus aujourd'hui une indiscrétion de dire que Fimpression causée par le jeune homme avait fait naître dans l'esprit du maître, père d'une jeune fille, des projets d'union de celle-ci avec son jeune et brillant élève. Mais ce rêve ne plut pas au jeune Français qui, à vingt ans et demi, ne songeait guère à lier son avenir : il saisit le prétexte d'un rappel urgent pour prendre congé de son maître, préférant tenter une dernière fois de prouver sa bonne volonté en se soumettant aux désirs de son père que de risquer la conclusion d'un roman qui n'était pas le sien.

En partant, Liebig remit à son élève un certificat fort élogieux mais où l'on devine une allure un peu indépendante de l'élève. Liebig était — nous le verrons plus tard — d'un caractère extrêmement entier, et sans doute le jeune Gerhard t n'était pas de nature à subir sans examen les exigences d'une domination quelle qu'elle fût*.

En outre, Liebig remit au jeune étudiant des lettres de recommandation, l'une pour M. Persoz", directeur de l'Ecole de pharmacie de Strasbourg et professeur titulaire de chimie à la Faculté des sciences, l'autre pour M. Oppermann*, professeur

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