PO
C^H»0,Cl C*H*0*, Cl*
(PO) a*
Vous avez de même :
CO
0* coa*
CO remplace H*.
PO remplace H*.
Cela peut mener loin.
Voilà donc le type eau et le type acide chlorhydrique établis; dans cette lettre la théorie des types apparaît dans toute sa netteté.
Six semaines après, l'Académie des sciences entendait la lecture de son mémoire. Pour la première fois, après une lutte de près de dix années, Gerhardt recueillait les suffrages flatteurs de l'Académie tout entière ; non pas qu'il n'eût déjà dans son passé des recherches aussi importantes, tel le mémoire sur les anilides, mais, avec les acides anhydres, chacun, qu'il eût fait peu ou prou de chimie, pouvait deviner l'intérêt de ce travail ; peu de savants cependant étaient capables de l'estimer à sa juste valeur, même dans la section de chimie de l'Aca-
demie, dont la plupart des membres n'étaient pas au courant de la marche de la chimie organique : Thenard, vieilli, et Chevreul, qui depuis près de trente ans Taraient abandonnée, Regnault, qui se consacrait entièrement h la physique, Balard, tout occupé de ses recherches sur les eaux de la mer. Pelouze el Dumas pouvaient seuls apprécier Tœuvre de Gerhardt : a Et encore, écrivait celui-ci, il n'y a pour ainsi dire que Dumas qui comprenne un peu la portée de la chose, et, sans Tacide acétique anhydre, les autres n'en auraient été que médiocrement frappés* ».
Une seconde note parut aux Comptes rendus de rAcadémie du 14 juin 1852; alors, de tous côtés les éloges arrivèrent, de Chancel, Williamson, Liebig, avec lequel Gerhardt était réconcilié. Liebig lui écrivait :
La découverte des acides organiques anhydres est une des plus brillantes qu'on ait faites dans les derniers temps, et l'explication que vous donnez de leur formation me semble aussi simple qu'élégante. Il est très étrange que les deux théories, jadis tout à fait opposées, se soient maintenant fondues en une seule qui explique tous les phénomènes dans les deux sens^
De son côté Williamson présentait d'abord le travail de Gerhardt à la Société chimique de Londres, puis faisait une conférence à l'Institution royale de la Grande-Bretagne sur la découverte des acides anhydres de M. Gerhardt. Citons quelques passages de ce magistral exposé.
La découverte par M. Gerhardt d'un certain nombre d'acides organiques anhydres a jeté une lumière si vive sur l'une des plus importantes questions de philosophie chimique, qu'elle constitue un des plus remarquables exemples de la manière dont les riches matériaux de la chimie organique peuvent être amenés à étayer les explications des phénomènes chimiques et les lois des combinaisons. La méthode par laquelle ont été isolés les acides organiques anhydres, a jeté un jour nouveau sur la constitution des acides et des sels.
Puis, après avoir rappelé l'état de la question sur la nature des acides, la formule dualistique des sels, et la conception