‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 248 sur 274 · C«H»"CP · texte numérisé non relu

C«H»"CP

C»^n*"ClS etc., etc.

n en découle des conséquences fort hnporlantes pour la science. Je voudrais bien vous exposer tout cela de vive voix. Chacun naturellement vante son affaire, je vante donc mes séries homologues ; je

crois qu'elles seront bien plus utiles que les substitutions, attendu qu'il s'y agit non seulement de chlore et brome, mais de tous les composés possibles et conséquemment de ceux qu'engendrent les plantes et que nous cherchons à produire artificiellement...

Laurent à Gerhardl.

Bordeaux, juillet 1844.

Mon cher ami, il faudrait des volumes pour s'écrire, il faudrait plutôt se voir, mais cela ne se peut pas. 11 faut que j'aille à Paris, que je tâche d'avoir la Monnaie. Je ne serai content que lorsque nous serons tous les deux à la Monnaie. Est-ce impossible? Je ne sais.

Je suis arrivé aux mêmes résultats que vous pour la narcotine ; la narcogénine peut bien exister. Voici suivant moi la réaction.

Narcotine par act. oxyd. = C'«H=^°A«0'* — cotarnine = C'^H'^^A^O^

reste C*®H*W ) = ac. opianique +' 0^

— H* 4" 0* ) = hémipiniquebibasique.

La narcogénine se forme par oxydation de la narcotine laquelle oxydation donne aussi de la cotarnine. Cotarnine -\- narcotine (état naissrmt) = narcogénine, qui peut régénérer la cotarnine et la narcotine; de plus Ton a par ovydation.

2 éq. narcotine = C^^nP^'^A^O"

== 4 éq. narcogénine C***H^*A^O" + 1 » ac. opianique C^^ H*o Q'<> + 2 atomes d'eau H* 0*

Blyth a trouvé dans Tacide opianique i,8 et 4,9 d'hydrogène.

H" demande t,36,H"=4,8. Je viens d'analyser la lophi ne = C**H"Az*,

C**H**Az*0* le picryle = C*Wk'i.*0\ le chloropicryle = .,

Je viens de faire l'analyse de la morphine = C**II"Az*0*.

de la quinine = C^«U**Az*0*.

2 atomes de quinoléine C^*ll"Az^

J'ai écrit à Hofmann de refaire son analyse du leucol en lui disant qu'il devait trouver H'*. D'ailleurs son sel platinique a exactement la composition voulue.

Votre chloroplatinate de quinine renferme trop de charbon. Votre chlore et platine étaient beaucoup trop forts. Le tout va maintenant, sauf le charbon, avec .mon analyse. Demain, j'analyse la cinchonine. Dans un instant, je calcine l'indinate d'argent. Je suppose queFindine = 2 fois l'isatine -f- H*, et que, dans le nouveau composé indine, la moitié de l'isatine se comporte à peu près comme si elle était lit)re. L'on aurait indine : C**ir*Az*0* — indinate noir de potasse =

C*'H"Az*0*

correspondant aux sels rouges isalinés.

Cet indinate, par ébullition donne hydrindinate de potasse, qui

. . . . vu , . ,. C"H"Az*0* + H*0* . .

devrait être de 1 nydrmdme ^ comme isatmate. 11

est décomposé par l'eau, qui donne de lliydrindine, à laquelle j'ai donné la formule suivante : C*ll"Az*0*>}-H*Ô; ce devrait étre-f H'O"? Je m'y perds, il faudrait refaire ce produit, mais c'est si délicat!

En partant de vos équivalents et de ma théorie des acides amidés, j'étais ari'ivé au même résultat que vous pour le succinamate de plomb. Comme vous le voyez, il n'y a pas un fait qui ne s'accorde avec cette théorie. Je vais reprendre l'acide phtalique anhydre par l'ammoniaque, il doit se former un phtalamate. La phtalamide de Marignac n'existe pas, il peut y en avoir un autre analogue à l'oxamide.

J'attaquerai dans un mémoire prochainement les acides anhydres. Je m'appuierai : 1** sur vos équivalents; 2* sur leur non-existence, car ceux qui existent sont précisément contraires à la théorie; 3® sur les rapports C*ll*, C*H*...C®*H**, tandis qu'on ne connaît pas un seul comme C**H**. Mais ce mémoire doit être fait pour tout le monde et non pour les chimistes. Tout le monde sera frappé de cette différence dans les rapports, et on conclura, contre les chimistes, que leurs radicaux ne peuvent pas exister. Quant à l'ammonium, étiiyle, cacodyle, il y a bien des choses à dire.

Il est certain que la densité de l'éther et du cacodyle s'accordcnf, quoi que vous en disiez, avec la théorie. En effet, H*0* = 4 volumes, donc Et*0* doit occuper 4 volumes, 2 volumes métalliques (mercure, etc., K) remplacent H*, donc cet H* doit être remplacé par cacod".

L'amide H*Az* ne peut exister ; ce doit être H*Az* = 4 volumes, mais 2 volumes comme 2 volumes de cyanogène, peuvent remplacer 2 volumes d'hydrogène.

LAURENT A GEUHARDT

Vous avez tort et raison sur les formules. Celles qui sont admises ne peuvent plus aller. D'un autre côté, les formules brutes sont aussi mauvaises. Vous-même vous ne pouvez pas vous en tirer. Avant ma théorie des acides amidés, comment auriez-vous représenté le sulfate d ammoniaque anhydre? par SO',H*Az*? Vous voyez bien maintenant que cela ne se peut pas.

Il ne vous reste pas d'autre ressource que de Técrire ainsi : SH*Az*0' ou le double. Mais voyez donc comme vous avez écrit loxamate d'ammoniaque +H*Az* et non -}- 2 H*Az* ! Ainsi à chaque pas vous tomberez dans des contradictions.

Voici ce que je cherche : des formules synoptiques telles qu'à leur aspect on puisse dire : ce corps appartient à telle série, il est neutre, ou acide, c'est un aldéhyde, etc., etc.. L'arrangement que je donne peut être faux; mais c'est un arrangement relatif; c'est-à-dire que si la formule de l'acide acétique =C*!I*4"^^i ^^^^^ ^" formique sera

Si Taniline = C*H"Ad, la nicotine sera C"H"Ad, et l'aniline sera à l'acide phénique ce que sera la nicotine à un acide nicotique. Je pense que nous pourrions arriver à quelque chose de bon en fondant nos deux idées.

Il faudrait parvenir à construire le tableau suivant :

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