‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 25 sur 274 · Gerhardt à Liebig, du 9 octobre · texte numérisé non relu

Gerhardt à Liebig, du 9 octobre

2. La rétribation totale pour ces trois mois de collaboration fut de 198 francs! (Livre de comptes de Gerliardt.)

heureux pour entrer dans quelque laboratoire, dans l'espace de deux mois je pourrais avoir terminé ce qu'il me faut encore pour mon travail sur Thellénine.

Cette nouvelle interruption était due à ce que M. Dumas était parti pour T Angleterre au Congrès de la British Association for the advancement of Science,

Une circonstance favorable vint assurer quelques ressources au jeune homme, dont l'engagement chez les jésuites' était terminé et qui, à cette époque de Tannée, ne pouvait plus compter sur des leçons.

On se rappelle qu'à son retour d'Allemagne, le jeune Gerhardt 77*^^*aI^^ avait envoyé à M. Pelouze le manuscrit du Traité de chimif* ojganUyue

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organique que son maître Liebig lui avait confié. M. Pelouze chargea MM. Crochard et C*% éditeurs, dVn publier une édition en langue française*. Or, dès les premiers placards, on reconnut que le traducteur, M. Plantamour, était absolument au-dessous de sa tâche, tant par Finexactitude de la traduction que par la langue même, qui était totalement défectueuse. V. Masson s'en plaignait vivement un jour à Tabbé Moigno, le célèbre publiciste, lorsque celui-ci lui indiqua le jeune Gerhardt, ancien élève de Liebig, comme capable de rectifier les erreurs et de mener l'affaire à bien. A Tépreuve faite aussitôt, V. Masson reconnut l'excellence de cet avis et en écrivit à Liebig, qui, do son côté, déjà prévenu, demandait à son éditeur de faire des propositions au jeune Gerhardt : les lettres s'étaient croisées en route, ainsi du reste que les lettres échangées directement entre le maître et l'élève.

Dans sa lettre*, ce dernier offrait même d'aller à Giessen continuer la traduction sous ses yeux, espérant pouvoir entre temps terminer dans le laboratoire de son maître son travail sur rhellénine, qu'il désirait vivement présenter à l'Institut à la rentrée. Cette dernière offre ne fut pas admise ^ Liebig craignait qu insensiblement les constructions allemandes lui vien-

J. Le traité entre MM. Crochard et Ci« et M. Pelouze porte la date du 27 janvier 1839.

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