CIV
CE* -j- 0* f rien là n'indique une réaction plutôt qu'une autre.
C"n*Cl* ( C'est une série de rapports.
ccr
CCI* + Cl*
En tout cas, je suis moi-même très embarrassé avec les acides îimidés, les acides sulfobenzique, sulfophénique, sulfanilique, sulfobenzoïque. Mais ce qui m'embarrasse, ce n'est pas de savoir comment les atomes sont disposés, mais de quelle manière il faut que je dispose les symboles pour qu'ils permettent de rappeler facilement les corps primitifs, la série, la propriété, etc..
Il s'agit pour nous de classer, c'est-à-dire d'exprimer brièvement le plus grand nombre de choses, origine, réactions, propriétés, etc.
Acide, bases, résines, corps gras. — Impossible.
Formules brutes. — Absolument impossible.
Formules synoptiques. Est-ce possible? — Oui, si l'arrangement des atomes a de l'influence sur les propriétés. II doit y avoir une loi. Il faut la chercher en comparant constamment les propriétés avec les formules, et en essayant des arrangements hypothétiques, pourvu que l'on ne change pas d'hypothèse à chaque corps.
Trouver une telle classification, ce serait découvrir l'attraction universelle. Nous ne pouvons nous flatter d'y arriver. Mais il faut poser un idéal devant nous. Si les faits sont contraires, abandonner cet idéal, en reconstruire un autre et chercher encore. On arrive, par ce moyen, à trouver ces petites lois partielles sur lesquelles M. Baudrimont fait fil mais enfin, je crois que le rôle du chlore, son isomorphisme, la manière dont se comporte le chlore en excès, les acides
amidés, la loi des acides copules, les homologues, les rapports de C à H à Az, ne sont pas des choses tout à fait sans valeur. Peu à peu, les faits les plus obscurs viennent se fondre dans de grandes généralités. Telle est ma loi des acides amidés qui, maintenant, n'est qu'un cas particulier de la loi des acides copules...
Gerhardt à Laurent,
Montpellier, 31 mai 1843.
... L'autre jour, j'ai envoyé un extrait de ma loi de saturation à Dumas ; je donnerai dans un prochain numéro les détails. Pourquoi ne considérez-vous pas l'acide lactique comme bibasique (semblable à acide tartrique, camphorique, etc.)? Vous avez alors :
c*ir*o' )
. l acide lactamique (comme l'acide oxamique).
C*H**0* Am*
, i lactamide (comme oxamide).
(Voyez, l'éther lactique n'a pas pu s'obtenir comme l'éther tartrique. Pourquoi un acide ne pourrait-il pas avoir deux anhydridres? Qu'est-ce que nous en savons?)
C'est que la mannite est C'H**0', ne se laissera pas dédoubler, et je crois qu'il y a des relations très intimes (formation de métacétone C*n"0 par l'un et l'autre avec la chaux); ensuite, j'ai constaté quand on chauffe mannite avec chaux potassée au bain d'huile, qu'il se dégage des torrents d'hydrogène (ainsi qu'un peu d'acétone, si Ton chauffe trop fort) ; dans le résidu, il y a de V acide butyrique C*; du moins l'acide volatil en a tout l'odeur. Ce n'est certainement pas de l'acide acétique. Mais je n'ai pas encore fait l'analyse. La réaction est extrêmement nette, la masse ne noircit pas le moins du monde. Je reprendrai cela. Je m'occupe en ce moment de l'acétone, j'en ai plusieurs onces de bien pure. Vous me dites que benzine, naphtaline ne donnent pas de corps semblables aux éthers (oxalique, benzique). Mais je vous prie de me dire si l'on en a obtenu avec l'éthaJ? Avec l'huile de pommes de terre, on en a obtenu deux ou trois. Les circonstances ne doivent-elles pas différer pour des corps insolubles dans l'eau? Je m'occupe de cette question, je chercherai à en faire avec l'acétone. Si j'avais quelques onces de benzine, j'essaierais bien, mais c'est le diable quand on n'a que quelques grammes!...
GERHAHDT A LALUENT 497
Le piège que vous dressez pour la loi de saturation est très fin, et j'essaierai d'échapper. Vous me demandez quelle serait la capacité de saturation de 4S0' + C''*Ï**- ^^ suppose que vous voulez faire allusion aux cristaux de Magnus (sulfate de carbyle).
Le sulfate de carbyle dans ma notation résulte :
1 équivalent de gaz olétiant C'H* + ^iSO' ou ^^^ j *^|^^ •
L'acide éthioniquc est bibasique : le premier équivalent d'acide sulfurique serait monobasique ; le deuxième (monob. + bib.) — i = bibasique. Cela va bien.
Les cristaux de Magnus sont l'anhydride éthionique.
Donnez-moi cependant vos observations, car quelquefois je suis embarrassé I
Votre camphorimide est l'anhydride camphorique amide.
C*irO* acide succinique.
C*II* ] . — succinamidé ( Am
0 — suce, éthere
[ue.) ( t
Fehling
(succinovinique.)
C'HV anhydride succinique.
- suce, amidé Am (succinidam.)
— suce, éthéré (alcosuccinol)
cil' s f
( Am C'H- \ ^'
C"H'*0* acide camphorique. | C'"H'*0' anhyd. camphorique.
r-ioui» ^ 0' u • 1^ ' niorii* ( 0" — camph. amidé
C"H" ] . — camph. amidé. C*'H'* ? . , ^ • j x
( Am *^ ( Am (camphorimide.)
r*'H" \ ^* — camph. éthéré
( e (camphovinique.) i
Quelle est votre règle pour imide et amide?
Diable m'emporte, c'est bien ennuyeux d'être si éloigné! J'aurais tant de choses à vous demander...
Laurent à Gerhardt,
Bordeaux, 12 juin 4845.
Mon cher ami, vous avez évité le piège que je vous avais tendu, ou plutôt j'avais mal interprété votre loi. Je croyais que vous disiez (A + 4S0')S = 4 — 1.
11 ne s'agit pas du sulfate de carbyle, mais du corps que Berzélius nomme acide sulfonaphtique = C"H'S*0*.
Je viens d'achever un travail sur la naphtaline. Deux corps sur lesquels je comptais m'ont trompé; ce sont deux suif... naphtaliq.
CHARLES OBRBARDT. 32
Ce sacré Zinin m'a prévenu pour les acides sulfouaphlaliques chlorés que je possède depuis quatre à cinq ans. Voici ce que j'ai :
l» Ac. sulfonaphtalique C**H" + 2S0".
» nitré H**X déjà publié.
» brome H**Br* sel KO peu soluble.
» bribromé H**Br* très peu . . .
» Irichloré H'*Cr ) presque insoluble
» quadrichloré H"Cr ) dans Teau froide.
L'acide trichloré précipite la potasse et la soudé .de leurs sulfates très étendus.
!2" Acide (CH**... Berzélius) que je nommerai thionaphtalique = C**H*' + 4S0' sels = C"H"M' + 4S0'
un nouveau chlorure B de napht. C"H** + Cl" extrêmement soluble dans éther et alcool.
Chloribromure de napht. C*®H" + Cl*Br* isomorphe avec Tancien chlorure de naphtaline.
Un septième chlonaphtise.
Un bromaninaphtise C**H"X*BrV
Le chlorure B se comporte à la distillation comme Tancien chlorure ; mais avec KO il donne le chloronaphtèse F.
Le chlorure B, ainsi que l'ancien chlorure, me donnent avec le sulfure d'ammonium (ancien, impur), un précipité par ébullition, auquel je ne conçois absolument rien.
Voici les formules qu'il faudra laisser au rebut à moins que vous ne m'indiquiez si elles sont possibles en admettant que le sulfure ou hydrosulfure de suif. d'am. ait été altéré avec B. C"H'*C1" + S*OV avec l'autre C^H*"* + H*a* + S*0*.
Pourquoi ai-je fait l'acide lactique monobasique? Mais alors il faut faire l'acide isatinique bibasique, puisqu'il donne un acide isamiqueî Au fait, pourquoi pas? L'indigo C"...0' devait se volatiliser à une température moins élevée ; l'isatine absorbe H* ; lacide sulfofurfurique, etc., Tindine, etc., voilà plusieurs raisons pour faire lindigo C"*. Les objections sont :
V Isatosulfites, il faudrait 4S0* ;
2** Les transformations en acide anthranilique, aniline, chlorhy., etc.
Il serait singulier de voir l'indigo donner constamment des produits au-dessous de C"... (cependant quinine donne 2 quinoléine). • Et puis, quand même nous ferions l'acide isatique = C", il faudrait
LAURENT A GERHAROT 499
toujours faire Thydrindique C*". iS'y a-t-il pas à chaque pas dans la série benzoïque homodes midic., pourquoi pas avec lactique?
Oh ! triple et quadruple mystère que tout cela I Et notez bien que les chimistes ne s'occupent pas le moins du monde de ces questions-là.
Et les hippurates de Schwartz, allez-vous les faire bibasiques? Il Ip faut bien. Il a des sels acides bien cristallisés, et presque toujours i, 3, 5 atomes d'eau.
Nous sommes bien hardis de vouloir nous affermir sur un sol qui paraît si peu solide. Mais vaincre sans péril, etc.. — Habituez le moutard à ne pas téter pendant la nuit. — Fownes vient de publier un mémoii^e intéressant, mais il n*a pas saisi exactement les rapports : ci-joint une note là-dessus *.
Le mémoire de Sobrero est manqué.
Une difficulté : soit (Cir + a*Pt) (Pt vaut H*) ; enlevons de ce composé H*Cr, il reste C"H*a"Pt.
Si on considère le platine comme étant à l'état de protochlorure, votre règle est fausse, car alors Pt vaut H*. On a donc
. H*-f a" + Pt=10,
non divisible par 4. Si nous supposons que Pt est resté à l'état de.Pt, alors votre règle est juste. Donc, môme dans votre système vous ne pouvez échapper aux interprétations.
Ceci est relatif au métacéchlorure platine = C*"H*'CrPtOV
Ma règle pour savoir si c'est amide ou imide ne peut en rien vous convenir. Cela dépend de mon point de départ. C'est une convention :par laquelle je donne aux corps analogues une formule analogue. Ainsi camphorimide, succinimide. Que ce soit Timide ou l'amide, qu'il y ait une amide ou une imide, c la m'est égal. Il y aurait trop Jong à parler sur ce sujet dans une lettre, il faut se voir.
Croyez-vous, bien sincèrement, que nous pourrions, en restant un mois à Paris, faire une brochure et gagner nos frais de voyage?
Le plan de cet ouvrage serait :
1° Résumer l'action du chlore, de l'oxygène, des acides, des alcalis, ammoniaque, les lois de saturation des surchlorures, des densités de vapeur, ébullition, etc..
t"* D'établir des classes :
Acides, définition, réactions.
Amides.
Anhydrides.
Carbures, etc..