‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 257 sur 274 · SO' + MO · texte numérisé non relu

SO' + MO

S*0* + MO sel de Fosdos et Gélis.

Les sels de Plessy (+ M*0 partout) sont bibasiques. D'ailleurs, le sujet est à revoir, c'est un peu gâché...

... Je pioche à mort les nitrates. C'est pitoyable de voir comment les choses les plus simples sont fausses. Les nitrites de plomb de Péligol sont aussi faux. Je suis sur la voie. Voici mon idée :

l*"" type nitrate : 2® type nitrate (sous-nitrate).

NMO* 1 basique. ^.^, , , , S N(H*M)0* 3 basique.

(K,Na,Pb,Ba) ^^^^^^^^^ ^^'^^^^^ \ N(HM-)0*.

qu'on dit renfermer de l'eau de constitution NM*0* correspondant auphosphate PM'O*...

Gerhardt à Laurent.

Montpellier, 12 novembre ISio.

L% platinocyanure K renferme 12,i p. 100 d'eau, ce qui fait :

[CN*, K* + C*N*, Pf + 3 aq.] ou bien CW{KPt) + \ aq*

Quant au ferricyanure de Na, je trouve, d après les analyses de Bette, 6,i3 p. 100 d'eau, c'est-à-dire :

1 IVC'N* + 3Na*C*N* + 2 aq.] ou bien C'N'(NaFe]S) + | aq.

Vous voyez, tout cela ne va pas avec vos idées. Je ne vois pas ce que la cyaniline aurait d'enfonçant pour la loi de lazote. Remarquez que la réaction est :

2C*irN + C'N*.

4 voi; -f- 2 vol.

C'est le même cas que la formation de l'oxanilide, qui est aussi C*. C'est évidemment un alcali biacide et C**I1**N* représentera 2 volumes. Quant à la mélaniline, c'est :

2 C*H\\ + CNCl = nci + mélaniline (donc C").

Ainsi CN résidu de CNCl reste à la place de H. Tout cela est très régulier. Vous dites : alcali + chlore = alcali chloré + hydrochlorure de l'alcali, et vous croyez que le cyanogène se comporte ici comme le chlore, mais il n'y a pas la moindre analogie.

Je vais m'occuper des alcaloïdes biacides, etc., et vous enverrai une note là-dessus. Nous la publierons ensemble...

Laurent à Gerhardl,

Paris, 5 janvier 1846.

Mon cher ami, vous avez la brochure de cet infâme Liebig. Je ne comprends pas beaucouj) l'allemand, mais j'ai saisi le sens de ses turpitudes.

L'abbé Moigno m'a fait appeler pour me demander des renseignements. Liebig lui a envoyé la brochure en le priant de la traduire et de la répandre partout.

L'abbé Moigno m'a dit qu'il ne voulait pas le faire, qu'il allait écrire à Liebig pour lui dire combien sa conduite envers moi est indigne. J'ai dit à l'abbé de faire ce qu'il voudrait, que je ne voulais en rien entendre parler de cette affaire, que je ne répondrai jamais à Liebig.

Voici d'abord des renseignements sur les mellonures.

En lui répondant vous rappellerez fortement l'infamie du procédé suivant ;

C'est moi qui ai fait dire à Liebig, dans une lettre à son neveu Ilofmann, que les mellonures et l'acide hydromellonique retenaient des quantités considérables de mellonure de potassium, et dans

aucun de ses mémoires Liebig n'en avait parlé. 11 suppose, je crois, que nous n'avons pas pu faire de mellonure, et que nous avons pris nos analyses sous notre bonnet.

Voici la réponse :

Vous direz : 1* que le mellonure de potassium m'a été donné par M. Pelouze, que ce mellonure a été probablement préparé î\ Giessen, que j'en ai fait les analyses dans le laboratoire de M. Pelouze, et la plupart du temps en sa présence ;

2® Que vous de votre côté vous m'avez communiqué la note suivante : « Je viens de faire un essai sur les mellonures ; je trouve dans le mellonure d'argent de l'hydrogène (l équivalent) (une ou deux déterminations); quant au poids atomique, il est très variable suivant la préparation ; je ne sais à quoi cela tient. Voyez si vous serez plus heureux que moi ».

Vous donnerez ensuite la note suivante de mes expériences :

« Le mellonure de potassium a été dissous dans l'eau, recristallisé, repris par l'eau, précipité par l'alcool, filtré et desséché.

1® Le mellonure d'argent a donné sur 100 parties, 17,1 de carbone et 0,45 d'eau (cette dernière pesée a été faite devant M. Pelouze) ;

"i"* Une autre analyse a donné 17,0 de carbone et 0,40 d'eau ;

3® Le mellonure de potassium a donné sur 100 parties, 27 de potassium dosé à l'état de sulfate (l'excès tient peut-être à la présence du bisulfate) (Liebig 28, sa formule 29) ;

4* L'acide hydromellonique (précipité gélatineux) a donné 33 de carbone et 1,3 d'eau ;

5® L'acide hydromellonique précédent, mis en digestion avec de l'acide chlorhydrique faible, filtré après vingt-quatre heures de contact, puis desséché h 180 degrés, a donné à une température plus élevée (dans un tube placé dans un bain d'huile), de Veau à l'état liquide, cette eau a été enlevée peu à peu avec du papier, le tube a été pesé de temps en temps ; aucune matière sublimable ne s'était encore dégagée que la perte était déjà de 10 p. 100. En élevant davantage la température, il s'est encore condensé de la rosée sur le tube, mais accompagnée de vapeur blanche : repesé dans ce moment la perte était de 12. Chauffé davantage, signes plus évidents de décomposition, mais encore avec dégagement d'eau. Pesé, a donné 16 de perte. Chauffé plus fort, la perte a augmenté, mais il n'y avait plus de vapeur d'eau. J'estime donc d'après cela la perle entre 15 et 16 p. 100.

Après la réception de la lettre de M. Laurent, je lui répondis: Je viens de faire un nouvel essai sur le mellonure d'argent et l'acide hydromellonique. Je me suis aperçu que le premier retient fortement un peu de mellonure de K et que le second en retient des quantités considé-

râbles. Tout cela pourra peut-être servir à expliquer les divergences qui existent entre nos résultats et ceux de M. Liebig. Vous vous êtes trop pressé de communiquer vos analyses à Tlnstitut. Refaites encore un essai, je n'ai plus de mellonure. M. Laurent me répondit qu'il avait épuisé son produit, mais qu'il venait d'écrire immédiatement à M. Hofmann, afin de lui communiquer une cause d'erreur (la présence du m. K) qui aurait pu entacher soit nos résultats, soit ceux de M. Liebig, et il l'engageait, puisqu'il était dans le laboratoire de Giessen, à faire quelques analyses.

Ainsi M. Liebig suppose : 1° que nous n'avons pas eu de mellonure (M. Pelouze nous en a donné); 2** que nous ne nous sommes pas aperçus que l'acide hydromellonique renfermait des quantités considérables de potasse, tandis que dans aucun de ses mémoires il n'en a parlé et que c'est M. Laurent qui le lui a fait savoir par M. Hofmann. Comment qualifier de pareils procédés?

Les analyses de M. Liebig sont-elles exactes? alors les réactions ne le sont pas. D'où vient l'hydrogène? du mellonure d'argent, même en le supposant accompagné de mellonure de potassium/D'où vient Teau liquide qui se dégage de l'acide mellonique desséché à 170 degrés?

En supposant que le mellon et l'acide analysé par M. Laurent renfermaient du mellonure de potassium, les analyses tendraient, quant au carbone, à se rapprocher de la formule de M. Liebig, mais c'est impossible pour l'hydrogène.

Ainsi, une analyse de l'acide hydromellonique a donné à M. Laurent 33 de C et 1,2 d'eau. S'il avait eu affaire à un sel acide de potasse, il aurait dû avoir :

Calculé

Trouvé

p. KiO.

Corrigez c C" les atomes. ( Az'

Ki

La formule suivante donne '

Az'

Une annotation de Gerhardt porte :

C»N*Ag = G 48,0

C»N»(AgH)0 = C 16,6

tandis que Tacide mellonique de M. Liebig devrait donner :

Az*

Or, M. Liebig a trouvé encore plus d'eau que M. Laurent. Que prouvent toutes ces analyses? Qu'il y a une cause d'erreur; que cette cause est découverte : c'est la présence du mellonure de K. Les analyses nous paraissent devoir être refaites. Mais ce n'était pas une raison, si nous avions tort, de nous appeler voleurs de grand chemin... M. Laurent était en correspondance avec le laboratoire de Giessen, il signalait lui-même la cause d'erreur. La conduite tenue à son égard est donc indigne, etc...., et d'autant plus que M. Liebig ayant voulu corriger dans le temps les analyses de la naphtaline et de ses chlorures, M. Laurent lui a démontré avec la plus grande politesse que ses corrections étaient fausses.

Note sur la quinoléine. Ce n'est pas en Allemagne que la formule du leucol a été trouvée. C'est M. Laurent qui a écrit lui-même à M. Liebig que la formule de M. Hofmann devait être corrigée et devait se représenter par H**Az*. Quant à la quinoléine, les analyses de MM. Broméis, Hofmann et les miennes sont inexactes. Cela prouve qu'il y avait de la difficulté. Mais j'ai écrit à M. Laurent, ainsi qu'il Ta communiqué à l'Institut (deuxième mémoire sur les combinaisons azotées), que j'avais refait une nouvelle analyse et trouvé le résultat qu'il a communiqué à l'Institut. »

Sur la réclamation de Mitscherlich, posez la question ainsi :

Les personnes qui ont le mémoire de M. Mitscherlich entre les mains sont invitées à répondre (d'après le mémoire de Mit.) aux questions suivantes :

Corps neutre + 2S0* sans élimination d'eau, quelle est la capacité?

Acide -f 2S0* sans, ou avec élimination, etc.

Si, sans consulter notre loi des acides copules, on répond (en ne consultant que le mémoire de Mit.) comme nous l'avons fait, nous avouerons que la loi des acides copules appartient à Mitscherlich.

Que l'on daigne faire l'expérience sur une personne qui ne connaît pas notre loi, et elle répondra certainement, ou je l'ignore, ou corps neutre -|-4S0* = ac. tribasique.

Voici quelques renseignements sur mon compte. En 1838, Liebig

publie un mémoire exclusivement contre moi, me traite comme un petit garçon, veut corriger naphtaline et ses chlorures. 11 se blouse. Je lui réponds poliment. J'analyse Tacide camphorique et je n'adresse pour cela aucune parole à M. Liebig, quoique j'eusse fait voir qu'il avait commis des erreurs énormes et fait accorder ses analyses avec sa théorie (voyez surtout ses poids atomiques des camphorates). En 1843 ou 1844, nouvelle brochure de Liebig contre moi. 11 m'accuse d'avoir volé à Runge sa découverte de l'acide carbolique, lorsque le nom de M. Runge est cité vingt fois dans mon mémoire. Il m'accuse de n'avoir pas envoyé à l'Institut de mémoires (prétendus égarés suivant Liebig) sur les trois nitrites de naphtalide et sur la nouvelle analyse de l'acide phtalique, tandis que le journal Comptes rendus fait mention du premier de ces deux corps et les Annales de physique et de chimie font mention du second et de son analyse.

Après avoir reçu la seconde brochure de Liebig contre moi, je vais le voir à Giessen pour lui faire moi-même quelques reproches. Il me répond : « J'ai eu tort, n'en parlons plus. Une autre fois^ quand fécnrai quelque chose contre quelqu'un, je l'enfermerai d'abord pendant six mois dans mon secrétaire. »

Je reste en correspondance avec son neveu; j'écris à M. Liebig pour lui faire part de quelques-unes de mes idées, et voilà comment il me traite!

L'analyse des mellonures a été faite, suivant lui, dans le but de prouver que vous aviez raison. Ajoutez que cela est tellement peu vrai que dans une lettre que j'ai écrite à Liebig, je lui ai dit : Je crois que les analyses de vos mellonures sont exactes^ mais je pense qu'ib sont bibasiques !

Erreurs de Liebig à relever :

1® Liqueur des Hollandais (voir ses mémoires).

2* Chloral, etc..

La naphtaline, il voulait (C"H").

Acide camphorique, camphoratc, acide C"ir*0*, je ne sais plus lequel — benzoate d'hydrure — analyse des alcalis organiques, etc... ; vous savez ses autres erreurs.

Faites voir que quand on a fait tant d'erreurs, on est dans une mauvaise position pour attaquer celles des autres.

Accusez-vous d'avoir quelquefois été un peu raide (ex. : Plessy, Chancel) ; dites que vous mettez de l'eau dans votre vin ; rappelez le passage de votre mémoire avec Cahours (on n'a pas assez apprécié en Allemagne, etc.); réponse de Berzélius — insolent, outrecuidant — ; demandez s'il appartient bien au baron Liebig (il est baron) de s'indigner de votre conduite envers Berzélius.

11 dit que je me suis associé avec vous p ur dénigrer ses compatriotes; demandez-lui de vous citer les personnes que j*ai dénigrées, quels sont les travaux que j'ai attaqués, etc. Rappelez ses brochures contre Berzélius, Mitscherlich, Vœlkel, Dumas, Payen, moi, etc.

Faites ressortir Tindignité de sa conduite, de nous accuser que nous n'avons pas vu le mellonure de K dans Tacide, tandis que c'est moi qui le lui ai fait savoir, etc..

Cette attaque de Liebig ne vous fera pas de mal en un sens ; on nous a assez accusés tous les deux de faire fl sur les autres. Les insolences de Berzélius et Liebig contre nous et celles de Erdmann contre moi, de Wœhler, sa lettre anonyme contre les substitutions, sont là pour nous absoudre.

Ajoutez, si vous voulez, que moi, qui, suivant l'expression de M. Liebig, ai toujours fait l'éloge des Allemands quand j'en ai eu l'occasion, j'ai encore été attaqué dans un journal allemand (il y a quatre mois) d'une manière aussi violente que celle de Liebig, et que l'auteur a cru devoir par la même occasion insulter avec la plus grande grossièreté toute l'Académie, principalement Arago, Brongniart et Dumas.

Demandez-lui, que si je suis coupable pour m'étre associé avec un voleur de grand chemin, pourquoi il ne dit pas les mômes sottises contre Frémy, Bussy, etc., un Journal de phar^macie ? Rappelez que 1 in de faire votre éloge constamment, j'ai attaqué le premier vos équivalents; que dernièrement j'ai attaqué votre classification, que j'ai comparée à un dictionnaire, etc.

C'est le moment de ne pas perdre courage. Nous avons pu faire des boulettes, mais profitons de la leçon. Travaillons. Il est impossible qu'il n'y ait pas du bon et du très bon dans vos équivalents.

Gerhardt à Laurent,

Montpellier, 8 février 1846.

Mon cher ami, vous devez être bien satisfait de l'assurance écrite que vous donne Liebig de son estime pour vous après avoir imprimé tant de jolies choses sur votre compte. Il voudrait bien que vous me plantiez là.

Quant à la présence de la potasse dans l'acide hydromellonique, Gmelin, qui a découvert l'acide hydromellonique, en parle déjà, ainsi la chose n'est pas neuve. Mais il n'est jamais question d'un mellonure acide dans Liebig. 11 s'est donc terriblement fourvoyé sous ce

rapport» et c'est bien nous qui l'avons rendu attentif à la chose. Que dit Pelouze de tout cela?

Je suis d'avis de déposer à l'Académie un paquet cacheté renfermant ceci, que je vous donne comme certain :

« M. Liebig affirme qu'en traitant à froid par la potasse le mellon provenant de l'action de la chaleur sur le sulfocyanogène ou l'acide persulfocyanhydrique, il se produit une quantité considérable de mellonure {Journal de M. Liebig, t. XLIll, p. 98).

« Nous nous sommes assurés que le fait est entièrement inexact. Quand on s umet à l'action de la chaleur l'acide persulfocyanhydrique. il y a deux périodes bien distinctes :

« Dans la première période, il ne se dégage pas d'ammoniaque, et l'on obtient un résidu entièrement soluble dans la potasse à froid, et d'où l'acide acétique précipite d'abondants flocons gélatineux.

« Ces flocons gélatineux ne sont pas de l'acide hydromellonique, mais un mélange de soufre et d'amméline. En effet, ils se dissolvent à chaud dans l'acide nitrique faible, en laissant du soufre ; la liqueur filtrée donne par Tévaporation des cristaux de nitrate d'anmiéline qui sont décomposés par l'eau, et mieux encore par l'ammoniaque, qui en précipite des flocons blancs d'amméline.

« Or, l'acide hydromellonique se dissout très facilement dans Tam* moniaque.

« Dans la seconde période de la distillation de l'acide persulfocyanhydrique, il se dégage beaucoup d'ammoniaque^ dont M. Liebig ne parle pas. Le résidu ne se diss^out plus à froid dans la potasse ; mais il faut une ébullition prolongée avec la potasse, et alors il se dégage aussi de l'ammoniaque, et l'acide acétique n'en précipite alors, plus de flocons gélatineux.

« Ainsi l'assertion de M. Liebig, d'après laquelle le mellon se dissoudrait dans la potasse pour former du mellonure, cette assertion est inexacte. M. Yœlkel est déjà arrivé au même résultat.

« De plus, M. Vœlkel a trouvé toujours au moins 1,5 p. iOd d'hydrogène dans le prétendu mellon.

« M. Liebig ne veut pas y reconnaître la présence de cet hydogène.

« De toute manière, sa théorie des mellonures est fausse ; le meUon n'est pas le pendant du cyanogène ; l'acide hydromellonique décrit par M. Liebig n'est pas l'analogue de l'acide prussique, mais renferme de l'hydrogène et de l'oxygène, puisqu'il donne de l'eau par la distillation sèche; enfin, les mellonures ne sont pas les analogues des cyanures.

« Il est probable que les mellonures renferment l'azote et le carbone dans le même rapport que dans les cyanures, mais en même

temps ils renferment aussi de l'oxygène. Nos analyses n'étant pasencore concluantes, nous nous occupons d'éclaircir ce point.

« Les contradictions qui se trouvent en ce moment entre les assertions de M. Liebig et les nôtres, proviennent en plus grande partie des réactions inexactes indiquées par M. Liebig lui-même, et particulièrement de la prétendue formation directe des mellonures au moyen de la dissolution du mellon dans la potasse caustique... »

Gerhardt à Laurent,

Moûtpellier, 16 février 584G.

Mon cher ami, je ne sais plus sur quel pied danser avec cette sacrée affaire de Liebig. Tantôt on me dit qu'il faut répondre, tantôt qu'if faut me taire. C'est à ne plus y tenir...

... Je n'abandonne pas pour cela la question ; puisque nous sommes associés, si vous avez le courage de continuer, reprenons sérieusement la chose et n'en soufflons pas un mot avant d'avoir tiré la chose à clair. Remarquez que le dosage de l'azote n'a jamais été fait dan& les mellonures ; je ne serais pas étonné que l'azote fût dans le même rapport que dans les cyanures et que les mellonures renfermassent CN*MO ; l'hydrogène serait alors vraiment accidentel. Mais voici ce qui est plus important pour le moment : je veux étudier les mellonures dans leurs métamorphoses en partant de corps connus. J'ai préparé de Facide persulfocyanhydrique de Vœlkel C'H'N'S' ; il est extrêmement facile à obtenir : vous n'avez qu'à abandonner pendant vingt-quatre heures une solution de sulfocyanure de K saturée à froid avec trois ou quatre fois son volume d'acide hydrochlorique concentré :. lavez à Teau froide le dépôt jaune, calcinez, et vous avez du mellon. Je cherche maintenant les relations entre le mellon et les mellonures.

Il se dissout dans la potasse mais avec dégagement à' ammoniaque. J'ai opéré sans faire bouillir] quand on y ajoute un acide, il y a un précipité gélatineux qui ne m'a paru se dissoudre qu'en partie dansl'ammoniaque, tandis que l'acide hydromellonique que j'avais obtenu autrement s'y était très bien dissous. Je veux éclaircir cela...

Je suis bien démoralisé. Voilà encore un de ces Allemands qui découvre l'isomérie de l'acide élaïdique et oléique avec la formule C"H"0", et ne dit pas un mot de moi ! C'est dégoûtant.

Liebig nous demande où il aurait dit que le mellon se dissout dansla (KII)O pour donner le mellonure. Il nie l'avoir dit. Ouvrez donc la Revue scientifique^ t. XII, les annotations de Liebig au mémoire de Vœlkel sur Tacide persulfocyanhydrique, où il dit expressément que

le mellon donne beaucoup de mellonure avec (KH)0. C'est précisément ce fait indiqué par lui qui m'avait conduit à la théorie que j'ai admise et que nous admettons tous les deux. Remarquez que Vœlkel fméme numéro) a toujours trouvé de 1,5 à 2 p. 100 d'hydrogène dans le mellon. Si l'on songe que le mellon est très difficile à obtenir exempt de soufre, on est conduit à soupçonner que ce mellon est

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