‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 261 sur 274 · C'II'O · texte numérisé non relu

C'II'O

C'n"C10 chlorure de benzoïle.

e p semblable à (7 | , benzamide.

( H*0 C \ p«||6^ élher benzoïque.

(TH*, CnrO, Nir, résidus, Il étant enlevé par CI.

Ne serait-il pas possible, d'après cela, de produire la benzophénone avec le chlorure de benzoïle et la benzine? Je vais l'essayer demain, mais j'avoue je n'ai pas grande confiance, car, vous savez, la benzine n-ést pas attaquée par le perchlorure de phosphore, /il est hors de doute, dans tous les cas, que, dans les acétones, le carbone est sous deux formes, comme vous l'admettez. ' Votre hydrocarbure isomère de la naphtaline pourrait être C"II* homologue de Ja benzine, mais le point d'ébullition devrait alors être plus bas que celui de cette dernière.

Quant à l'hydrobenzide de Zinin, je ne sais trop qu'en penser. Remarquez cependant qu'il y a une différence notable sur l'hydrogène (plus de 1 p. 100). Je n'ai pas les résultats de Zinin, mais le calcul de sa formule et de celle de votre benzophénone donne cette différence.

Nous n'avons pas grand'chose de fini, Laurent et moi. Nous avons abandonné le bichlorure de platine, n'ayant pu obtenir un seul corps cristallisé : rien que des matières résineuses que nous n'avons su purifier.

Nous nous occupons, entre autres, de l'acide margarique et de l'acide stéarique qui nous paraissent isomères! Les poids atomiques sont identiques. La formule que j'ai déduite des analyses de Chevreul et autres n'est pas exacte, et la cire ne donne point d'acide stéarique comme l'a dit Lecoy.

Ensuite nous avons un acide nouveau par l'acide nitrophénésique et le sulfhydrate d'ammoniaque.

Enfin, nous avons un nouvel acide du soufre (sel de chaux et de Laryte).

o/%/T> »\ T V. ( cristallisés en prismes orangés. SO(Ba ) + 5 aq. ) ^ ^

Avec le soufre et la chaux on a la baryte directement. Ainsi voilà le soufre qui devient un acide anhydre, car il se combine directement avec les oxydes!!!...

Gerhard t à ChanceL

Paris, décembre 1848.

Je VOUS annonce la découverte de la benzophénide normale et de la benzophénide binitrée (analysées toutes deux) par le chlorure de benzoïle, Thydrate de phényle et l'acide nitrophénésique : deux corps très bien cristallisés.

C'est donc à votre benzophénone que nous devons l'idée de faire ces corps. Bien que la benzine n'attaque pas le chlorure de benzoïle, il n'en est pas moins certain que votre benzophénone représente la benzobenzide ; vous savez bien que beaucoup d'éthers ne s'obtiennent pas directement par l'alcool et les acides correspondants.

Vous ferez bien de conserver le nom de benzophénone, et d'appeler les benzides des phénones ( sulfophénone au lieu de sulfobenzide, etc.).

Appelez aussi phène la benzine.

C"n"0 benzophénone.

C"II'"0' benzophénide, prisme de 80°, extrémités ne pouvant pas se déterminer.

C"H'X"0' benzophénide binitrée.

Nous nous proposons de continuer l'étude de Thydrate de phényle sur d'autres corps ; tâchez de votre côté de faire d'autres phénones.

Chancel à GerhardU

Montpellier, 11 janvier 1849.

Je VOUS remercie de m'avoir communiqué la découverte de la benzophénide normale et nitrée ; la formation de ces corps est très intéressante.

Je n'ai pas été aussi heureux que vous; j'ai tenté plusieurs essaie

CHANCEL A GERHARDT 5o(

pour faire des phénones, mais je ne suis encore arrivé à aucun résultat.

Mais je vais essayer prochainement une réaction avec laquelle, je Tespère, je serai plus heureux.

Dans le but de faire de toutes pièces la benzophénone, j'ai soumis è. la distillation un mélange de benzoate de potasse anhydre et de sulfobenzide ; j'espérais avoir la réaction suivante :

2i CH'^KO*) + C'^r^SO' = SK^O* + 2C"H*'0.

Mais la sulfobenzide a distillé sans altération sur le benzoate •de potasse anhydre. Mon intention maintenant est de substituer le sulfobenzidate de potasse à la sulfobenzide; j'aurai peut-être :

C[\\K)0* + CH^KSO' = SK*0* + C'MI''0.

Je prépare en ce moment de Facide sulfobenzidique.

Si cette métamorphose s'effectue, j'aurai là probablement un moyen de préparer beaucoup d'autres phénones; je distillerai par exemple le sulfobenzidate de potasse avec l'acétate de potasse, le butyrate de potasse, etc., je pourrai aussi substituer à l'acide sulfobenzidique d'autres acides copules, l'acide sulfonaphtalique, l'acide sulfobenzénique, etc., et faire ainsi des naphtones, des benzènes, etc., etc.

Dites-moi ce que vous pensez de ces châteaux en Espagne.

J'ai fait passer sur la benzophénone chauffée à 280 degrés un courant de gaz ammoniac sec. J'espérais ainsi faire de la benzamide et duphène.

c^ir^o + H'N = c'irNO + c*h*

Mais Je crois qu'il se fait du benzonitryle, du phène et de l'eau ; il «st nécessaire cependant que je vérifie encore cette réaction.

Je continue aussi mes recherches sur les dérivés nitrogénés de l'acide benzoïque : j'enverrai prochainement une note à l'Académie sur tous ces composés, et notamment sur le benzonitryle nilré, sur le benzonitryle amidé et sur la benzamide amidée.

Par l'action du sulfhydrate d'ammoniaque sur l'éther nitrobenzoïque en dissolution dans l'alcool, j'ai obtenu un liquide particulier, fluide, très limpide, plus léger que l'eau et insoluble dans ce liquide, brûlant avec une flamme éclairante. Desséché sur du chlorure de calcium et redistillé, il a donné à l'analyse C = 60,0 p. 100 et H = 14,0 p. 100. J'ignore entièrement la nature de ce corps, et je ne vois aucune formule qui puisse être expliquée par une réaction simple...

Gerhardl à Chancel.

Paris, 27 février 1849.

... Nous avons déjà fait six combustions de l'acide stéarique, provenant de préparations différentes, et toutes nous donnent identiquement les mêmes nombres que Tacide margarique. Les poids atomiques sont aussi les mêmes. Il n'y a que les points de fusion de différents I Nous n'osons encore rien publier, la cliose étant si grave : nous allons encore en préparer et réanalyser.

Nos six analyses oscillent entre :

Formule de l'acide margarique.

Carbone 75,41 75,G() 7:i,:i8

Hydrogène .... 12,00 12,55 12,54

Qu'en dites-vous? Ce serait un fameux boulet sur la tête de Chevreul.

Poids atomique. Sels d'argent, margarique et stéarique.

Au reste, cette identité de poids atomique est d'accord avec ce qui a déjà été trouvé...

Vous me demandez de vous expliquer pourquoi le butyronilryle donne avec la potasse un sel d'un acide monobasique bien qu'il se fixe 2H*0 dans la réaction. Voici mon idée : je pense que pour que cette réaction se fasse, il faut de la potasse plus de Venu, et que dans ce cas, la réaction se fait proprement en deux temps.

1*» Formation de butyramide, = bntyronitryle + H'O ;

2° Formation de butyrate par la bulyramide + KHO.

Mais si vous preniez de la potasse parfuilemenl si'che, c'est-à-dire ne contenant pas d'eau en sus de KHO, je ne vois pas trop que la réaction pourrait se faire. Après tout, vérifiez vous-même, je puis me Iromper.

G er hardi à Chancel,

Paris, 28 mai 1850.

... J'ai des combinaisons analogues aux sels de Reisel, mais plaliniques. Voici comment je les ai découvertes. Je me suis dit : Les deux chlorures de Reiset sont :

PtCl N'H* et PlCl NH'

Le chlorure de Gros est

ptcr "snv

et s'obtient par le chlore et le premier sel de Reiset.

Il doit donc y avoir un autre chlorure analogue à celui de Gros qu'on devra obtenir par le chlore et le deuxième sel de Reiset. J'ai obtenu en effet ce composé : il cristallise en octaèdres couleur do soufre, et c'est en traitant ce nouveau chlorure par le nitrate d'argent que j'obtiens deux séries de sels (non chlorés), etc..

Chancel à Gerhardt.

Loriol, 2 octobre 1850 «.

Je reçois à l'instant le numéro de septembre de vos Comptes rendus des travaux de Chimie, et j'y trouve un travail de M. Williamson sur la théorie de l'élhérification. Jugez de ma surprise lorsqu'en prenant connaissance de ce mémoire j'y vois développées d'une manière complète des observations dont je m'occupe depuis longtemps et que j'étais en mesure de livrer sous peu à la publicité. Vous n'ignorez pas qu'il y a environ dix-huit mois (quelque temps après la publication des recherches de MM. Dumas, Malaguti et Leblanc sur la formation des nitryles), je vous écrivis que j'allais essayer de faire des alcools nouveaux en faisant réagir sur l'alcool potassé les sulfovinales et les sulfométhylates alcalins. Je me mis immédiatement à l'œuvre avec quelques grammes de potassium que j'avais à ma disposition. Mais, soit que l'alcool que j'employai ne fût pas suffisamment absolu, soit que le sulfovinate de chaux dont je fis usage fût altéré ou incomplètement desséché, je n'obtins dans cette réaction que de l'alcool régénéré (M. Faget, préparateur de chimie à la Faculté des sciences de Montpellier, a été témoin de ces premiers essais exécutés au commencement de l'été 1849). Faute de matières premières, je fus dans l'impossibilité de continuer mes expériences sur ce sujet et je les ajournai à une autre époque.

M'étant procuré dans les derniers temps une petite quantité de potassium, je résolus de consacrer mes vacances à ce travail. C'est ce que j'ai fait, et bien que mes recherches soient encore fort incomplètes, la publication du travail de M. Williamson me force de les faire connaître. Mais avant tout, je dois vous prévenir que je n'entends en aucune façon faire une réclamation de priorité. Je tiens seulement

1. Cette lettre, dont nous ne donnons que le début, a été publiée intégralement dans les Comptes rendus de Gerhardt, 1850, p. 369.

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h constater que, sans avoir eu connaissance de nos travaux, nous nous sommes trouvés, M. Williamson, et moi, sur un terrain commun, et que nous sommjes arrivés en même temps et à notre insu à des résultats identiques, quoique par une voie un peu différente...

Gorhardt à Ckancel.

Paris, 12 octobre 18S0.

... J'ai été vivement contrarié de ce que vous êtes venu après Williamson. Cela n'ôte sans doute rien au mérite de votre travail, mais j'aurais voulu dans l'intérêt de notre cause commune que vous fussiez le premier. L'extrait de votre lettre, que vous lirez dans les Comptes rendus de l'Académie^ a été fait d'abord par moi, puis Laurent Ta arrangé tel que cela a été inséré.

J'ai vu aussi que le journal r Institut en a parlé. Il est certain que cette affaire vous fera beaucoup de bien, et à nous aussi. Maintenant, vous n'avez, à mon sens, qu'une chose à faire, afin qu'il vous en reste en propriété la plus large part possible : c'est de terminer au plus tôt l'analyse de vos deux éthers carbométhylovinique et oxalométhylovinique. Ne faites que cela, absolument que cela; laissez à Williamson produire les analyses de CH^O, etc., et tenez-vous-en aux acides ùibasigues. Cela vous appartient. Songez que Williamson n en dit pas un mot ; vous avez, sous ce rapport, vu plus loin que lui. Je .suis bien aise aussi que vous ayez pris date pour Tidée d'appliquer la même réaction aux aldéhydes potassés. Votre lettre sera insérée dans mes Comptes rendus telle que vous l'avez donnée, je n'y vois rien à changer. Vous auriez dû cependant insister un peu plus sur vos deux produits oxalique et carbonique; je n'ai pas pu prendre sur moi d'y mettre la moindre des choses, ne sachant pas où vous en <Hes avec ces corps. Mais, je vous le répèle, envoyez le plus tôt possible les analyses et autres détails sur ces deux corps : c'est, je crois, la meilleure manière de vous assurer une belle part dans celle découverte.

Jai aussi mon idée sur la manière de faire les alcools, et je me mets h l'œuvre pour voir si elle est bonne. Je veux arriver aux alcools par les hydrocarbures nClVy en les transformant en sulfates copules homologues de l'acide iséthionique, qui, vous le savez, se produit aussi bien par le gaz oléfiant que par l'alcool.

Or, je crois que l'acide sulfovinique et l'acide iséthionique donneront certaines réactions identiques, par exemple quand on les distille à l'état sec avec des oxalates, benzoates ou autres sels. Je devrais

CHANCEL A (iERHARDT 555

aussi obtenir des éthers de mes alcools! Je Vcais commencer par étudier Tacide iséthionique sous ce rapport. Si les iséthionates donnent des éthers le problème sera résolu...

Gerhardt à ChanceL

Paris, 3 avril 1852.

Voir cette lettre reproduite en fac-similé, 1" Partie, chapitre VII.

Chancel à Gerhardt.

Montpellier, 22 mai 1852.

Je viens de lire avec le plus vif intérêt, dans V Institut^ votre magnifique travail sur les acides anhydres.

Je ne saurais trop vous féliciter de vous être décidé à le présenter et k le lire vous-même à FAcadémie, car non seulement vous venez de les foudroyer, ces farouches dualistiques, mais encore vous leur ôtez jusqu'à Tombre d'un prétexte pour être iniques envers vous.

Vos beaux résultats, à la fois si nets, si précis, si élégants et surtout si inattendus, ne peuvent manquer de faire une grande sensation en Allemagne et en Angleterre. Bt je ne sais si je ne me trompe, mais je gagerais que votre travail va faire plusieurs nouveaux partisans de la nouvelle école; qui sait si Liebig lui-même n'entrera pas dans cette voie.

Aux résultats que vous m'aviez déjà annoncés dans votre lettre du mois d'avril, je vois que vous avez ajouté plusieurs découvertes nouvelles : l'acide acétique anhydre, ou l'acétate acétique, comme vous rappelez si judicieusement, sera surtout remarqué. Mais croyez-moi, ne vous arrêtez pas, ne laissez pas à d'autres chimistes le soin d'ajouter de nouveaux termes à votre série, ils ne manqueraient pas un jour de vouloir réclamer une part trop large; ne négligez donc rien pour vous assurer exclusivement la propriété si légitime d'une découverte aussi originale et aussi importante.

11 est évident, comme vous le faites remarquer, que les alcools et les acides c'est la même chose, ainsi que les éthers et les acides .anhydres, etc.

Je crois aussi que votre constitution des acides monobasiques, bibasiques, tribasiques, sera adoptée par tout le monde, vous avez dit

le dernier mot sur cette importante question si longtemps conlroversée.

Tâchez donc de tirer parti du chlorure de sulfuryle S0*C1"...

Votre chlorure acétique C'H*0C1 doit aussi pouvoir vous fournir beaucoups de corps nouveaux.

Je vous le répète, vous venez de faire une trouvaille magnifique, ol si vous avez quelque chose de nouveau, ne manquez pas de me Tannoncer.

Où publierez-vous votre] mémoire complet? Votre journal continue-t-il à paraître? Où en êtes-vous avec votre établissement? Tenez-moi au courant de tout cela...

Gerhardt à Chancel.

Paris, 19 juin 1852.

Vous me dites des choses bien flatteuses sur mon travail, et, je dois le dire, elles me font bien plus de plaisir que tous les compliments que j'ai reçus de tout le monde, puisque chez vous cela pari du cœur et que vos félicitations sont réellement sincères...

J'ai trouvé depuis que le protochlorure de phosphore, dont la préparation est plus facile que celle de l'oxychlorure, est tout aussi avantageuse pour la préparation des chlorures et des acides anydres.

Le protochlorure est aussi bien moins désagréable. Il donne, entre autres, avec les salicylates, le véritable chlorure de salicyle. On a donc maintenant trois isomères.

Hydnire de chlorosalicyle

(chlorure de salicyle

de Pi lia).

c'ircio* ) Il )

Si vous vouliez faire un peu de butyrate de chaux de plus que vous n'en comptiez préparer, cela m'obligerait ; j'en aurais besoin pour faire l'acide butyrique anhydre et C*. J'en ai déjà fait une petite quantité avec quelques grammes d'acide butyrique que m'avait donnés Pelouze...

Gerhardt à ChanceL

-Paris, a août 18o2.

... J'ai fait aussi quelques nouvelles expériences sur Tacide acétique

Chlorure de salicyle nouveau.

Acide

chlorobenzoïque

(GhioMa).

(ciro«) i

Cl )

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