CHARGÉ DE COURS A LA FACULTÉ DES SCIENCES DE MONTPELLIER
Arrivée à Montpellier. — Leçon d'ouverture le 10 mai 1841. — Félicitations des maîtres d'Allemagoe. — Pénurie du laboratoire de Montpellier. — Travaux du premier semestre 1841. — Voyage à Paris. ~ Rentrée à Montpellier. Dégoût de rinsuffisance du laboratoire. — Traduction de la Physiologie de Liebig. Velléités de démission. — Intrigues contre la nomination définitive. Deuxième voyage à Paris. — Séance du 5 septembre 1842. Entrevue avec Thenard. — Gerhardt avise ses amis de sa fâcheuse situation. Retour à Montpellier. — Conflit avec Laurent. — Projet de mariage. Maladie. — Convalescence. — Reprise de ses travaux. Rédaction du Précis de chimie organique^ 1843. — Voyage en Alsace et à Paris. Réconciliation de Gerhardt avec son père. Premières relations avec Wurtz. — Rentrée à Montpellier. Note à l'Académie, du 22 janvier 1844, sur les produits de la distillation sèche des sulfocyanures. — Eloges de Dumas sur le Précis de chimie organique. — Cours de littérature de Saint-René Taillandier. — La famille Sanders. — Mariage de Gerhardt. Nomination de professeur titulaire, 22 mai 1844. — Lettre à Liebig. — Débuts de la liaison de Gerhardt avec Laurent. — Création des Comptes rendiLS de chimie.
— Félicitations d'Erdmann et de Liebig. — Vacances de 1844. Voyage en Alsace.
— Présentation de sa thèse pour le grade de maître en pharmacie, 22 octobre
Arrivée .\ JkloDtpellier.
Huit jours après la notification de la décision ministérielle, le lundi soir 26 avril 1841, Gerhardt se met en route. Son mince bagage, auquel il joint quelques livres, manuscrits et placards de la traduction de Liebig, n'alourdit guère la chaise de poste qui emmène à toute bride à travers le centre de la France le jeune professeur, et le vendredi matin 30 il débarque à Montpellier.
Montpellier! ville étrange pour un homme du nord : ou ramassée en hautes maisons, que séparent des ruelles convulsées en quelque sorte dans tous les sens *, ou étalée en fau-
1. Les rues de la vieille ville de Montpellier étaient ainsi construites judicieusement, en vue de remédier à l'intensité des chaleurs d'été : un bourgeois du