‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 41 sur 274 · CHARGÉ DE COURS A MONTPELLIER · texte numérisé non relu

CHARGÉ DE COURS A MONTPELLIER

est vraiment impossible d'être mieux accueilli!... Dans quelques jours, quand je serai plus calme, je t'écrirai plus à la longue.

Nous savons par une lettre à Liebig* que la leçon fut une exposition complète des idées de ce maître sur la végétation et r origine des matières organiques^ dont Gerhardt avait eu la primeur en traduisant la Phjsiologie végétale^ et que Dumas lui-même avait prise comme texte de sa première leçon à TÉcole de médecine. Délicat hommage rendu à son maître, que le jeune professeur associait ainsi à son premier triomphe universitaire !

Lorsque la nouvelle de la nomination de Gerhardt fut connue Féiiciutions

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en Allemagne, elle provoqua chez ses anciens maîtres un vil d'Allemagne. sentiment de satisfaction :

Mon très cher collègue (chapeau bas et profonde révérence!), lui écrit le digne professeur Erdmann *, vous n auriez pas pu me faire une plus grande joie que par votre aimable lettre. J ai aussitôt couru de divers cotés et annoncé votre gloire. Le vieux Schiebé a failli tomber en bas de sa chaise... Bonne chance! la route est déblayée, et intérieurement je suis toujours heureux d'avoir été dans le vrai en vous disant qu'il fallait aller à Paris. Vous y serez rappelé plus tardt cela ne peut pas manquer (surtout si vous restez le terrible homme à substitutions), et alors j'irai vous y voir... Tout le monde vous envoie des compliments. Donnez-moi de vos nouvelles et conservez votre affection pour votre collègue et ex-père nourricier.

Mon cher ami, écrit Liebig^, j'ai appris avec le plus grand intérêt et le plus vif plaisir votre nomination comme professeur de chimie à Montpellier, et vous félicite de tout cœur que votre gouvernement ait fini par reconnaître vos mérites. Appliquez au commencement tous vos efforts à vos cours et ne reculez pas devant la peine et les difficultés que chacun y trouve au début. Je voudrais vous faire remarquer que vos connaissances et votre expérience, comme celles de tout vrai serviteur de la science, appartiennent à quiconque peut en avoir besoin. Ne faites pas, comme cela se voit souvent en France, de la science un article de commerce : on y gagne peut-être un peu d^argenty mais l'homme de science ij périt, Proposcz^vous un but plus

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