Lettre de Dumas à Gerhardt, du 29 juillet
Ainsi, aux demandes pressantes de moyens pour produire, on répondait : Produisez d abord et ton vous donnera ensuite y en ajoutant, avec caresses : A^^ voijez personne et faites-vous aimer !. . .
Travaux Le premier semestre de professorat de Gerhardt s'écoula
du premier ^ r
^raestre aiusi eu préparation de cours et en tentatives d'organisation de ce pauvre laboratoire où, en s'ingéniant avec patience, il parvenait cependant à faire quelques découvertes. Celles-ci étaient aussitôt traduites en notes h M. Dumas, envoyées directement ou par l'entremise de Tami Cahours : telles les notes sur la formation de Tacide valérianique * par Tindigo, sur la série cuminique', sur la formation directe de Tacide salicylique', etc.
C'est h cette époque qu'il reconnut dans l'acide draconique de Laurent celui que Cahours avait trouvé sous le nom d'acide anisique dans ses recherches sur l'essence d'anis*, et qu'il entra ainsi en conflit avec ce chimiste, déjà considérable par ses nombreuses découvertes, et célèbre par ses démêlés avec Dumas, h cause du sens véritable de la théorie des substitutions et de ses revendications de priorité.
Entre temps, Gerhardt ne négligeait ni sa traduction de la Chimie^ de Liebig, ni sa collaboration au journal de Quesneville\ et il préparait les éléments d'un travail considérable et de la plus haute importance sur la classification chimique des substances organiques.
Enfin les vacances approchent :
J'aurai le plaisir de vous voir, écrit-il à Cahours **, le 2 ou le 3 septembre, car je passerai mes vacances à Paris pour travailler. Vous serez peut-être assez aimable (si faire se peut) pour me laisser faire mes combustions chez vous. Je n'ose pas demander cela à M. Dumas,
1. Lettre de Gerhardt à Cahours du 18 juillet 1841. Cette note fut lue à Tlnstitut par Dumas (Comptes rendus, séance du 2 août 1841).