‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 47 sur 274 · INSUFFISANCE DU LABORATOIRE · texte numérisé non relu

INSUFFISANCE DU LABORATOIRE

lâchez-lui donc un mot; ou bien, si vous n'avez pas de place, j'irai demander l'hospitalité à Deville.

Mon cours s'est terminé d'une manière magnifique : j'ai eu une salve d'applaudissements, mais notez que, dans cette séance, je leur ai tué un lapin avec de l'acide prussique, et puis j'ai fait détonner du fulminate de mercure. Vous concevez, cela les a chauffés : on veut de la fumée, en voilà !

Le retour momentané k Paris et la facilité de travailler au y'S'*?®

à Paris.

laboratoire de Cahours imprimèrent une nouvelle impulsion aux travaux de Gerhard t, notamment en ce qui concernait l'identité des acides draconique et anisîque, et ses recherches sur la classification chimique des matières organiques^ qui firent Tobjet d'une communication à TAcadémie le 4 octobre 1841. (rétait là le début de se§ travaux de doctrine qui vont révolutionner le monde chimique.

Mais ses devoirs de professeur le ramènent à, Montpellier, et ^ xî^n°*o1ner il y rentre avec l'assurance que le crédit alloué pour son labo- ^^ ifntufflLnco ratoire sera conforme h ses vœux: deux mois après, Cahours du laboratoire. rinformail qu'il montait à 700 francs pour Texercice 1842*!...

Dès ce moment, il sent que le poste qui lui a été confié n'est qu'un moyen de ralentir son ardeur : que loin de lui avoir fourni les moyens de servir la science par la parole comme par les faits, on l'oblige à se restreindre devant un auditoire insuffisant et k différer ses recherches par pénurie d'argent : quel supplice pour ce cerveau débordant d'idées, dans lesquelles la raison ne peut choisir que d'après le contrôle de l'expérience, quand l'expérience est refusée!! Aussi en vient-il ù soupçonner de félonie ceux qui ont surtout paru le traiter en ami en facilitant sa nomination.

Vous ne sauriez le croire, écrit-il à Liebig^, je dois à Dumas, en grande partie, d'être ici à Montpellier, mais je lui en veux, car c'est pour m'éloigner de Paris qu'on m'a relégué ici; je ne me laisse pas prendre à ses dehors de courtisan. Depuis qu'il connaît l'indépendance

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