‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 51 sur 274 · TRADUCTION D'OUVRAGES DE LIEBIG · texte numérisé non relu

TRADUCTION D'OUVRAGES DE LIEBIG

désonnais les supporter. Je lui ai écrit à ce sujet; sa réponse et sa conduite décideront des rapports avec les Annales,,, J'ai lu vos travaux avec intérêt : si Péligot * et les autres n'avaient qu'une partie de vos conceptions philosophiques, la chimie française serait à un bien meilleur rang. Vous avez déployé une ardeur extraordinaire, j'admire votre activité et les beaux résultats auxquels vous êtes arrivé... Comme Boussingault, Dumas et tous les autres Parisiens ne comprennent pour ainsi dire rien ni à la chimie agricole, ni à la physiologie ; il importera pour vous de vous emparer de ce domaine, et si vous avez maintenant encore l'occasion de faire des études d'anatomie comparée, je vous conseillerai de ne pas y manquer; moi aussi j'ai été forcé de passer par là.

Gerhardt suivit le sage conseil qui lui était donné; au fond, il devait se rendre compte que la chimie appliquée même èi la physiologie et à Tagriculture n'était pas sa voie, et, certainement, l'aurait entraîné hors de la science pure; celle-ci eût grandement perdu.

Il se remit donc avec courage au travail, comptant de nouveau sur les vacances pour venir se retremper auprès de son ami Cahours. En attendant, il lui faisait part des lois qu'il méditait sur la transformation des substances organiques, et de considérations fort importantes auxquelles il était amené sur les équivalents et les volumes des corps».

Au moment où Gerhardt avait été chareré de cours, il avait intrigues coniro

*-' ' , la nomination

réglementairement six ans à attendre avant d'être nommé titu- dértnitive.

*-' . 1 . Deuxième

laire, et, naturellement, sa position actuelle était à la merci vojago à Paris des cabales qui réussiraient ou non à jeter, auprès des hautes autorités, la défaveur sur le jeune professeur.

A Montpellier, les intrigues étaient actives pour amener la Bomination d'un indigène qui ne manquait pas d'exploiter la mauvaise opinion du recteur sur le suppléant imposé par Paris. Averti par ses amis, Gerhardt chargea Cahours d'en aviser MM. Dumas et Thenard.

1. Péligot (Eugène-Melchior), né à Paris le 24 mars 1811, mort le 15 avril 1890. Professeur de chimie au Conservatoire des arts et métiers, essayeur à la Monnaie.

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