‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 54 sur 274 · Lettre de Gerhardt à Cahours, du 27 septembre · texte numérisé non relu

Lettre de Gerhardt à Cahours, du 27 septembre

2. Lettre de Gerhardt à Cahours, du 27 septembre 18 i2, écrite le soir même de celle entrevue avec Theoard.

CHARLES OBRHARDT. 5

Ce travail, qui déchaîna ainsi toutos les colères officielles^ était pourtant la première pierre de ce bel édifice, devenu aujourd'hui la chimie organique : Le germe de ses découvertes futures se trouve déjà dans et premier mémoire^ d\me hardiesse peu commune. Le jeune Gerhardt ne parlait rien moins que de faire subir des modifications aux équb:alents chimiques^ et il s appuyait sur des arguments qui, aujourd'hui encore, nont rien perdu de leur valeur *.

Gerhardt Gerhardt sentit que cette scène, ajoutée à ce qu'il savait des

■ «A SAC Amîa ■*■ ' V 1.

avise ses amis

de sa fâcheuse menées sourdes contre lui, n'était pas faite pour assurer sa posi-

situation. • ., . i • . » • i •

Retour tiou. Déjà il avait, quelques lours auparavant, écrit à Liebiff,

à Montpellier. i*u * v.

qu'il était allé rencontrer à Lille, le 13 septembre, sur la foi d'un rendez-vous que scm maître lui avait donné, mais dont il était revenu de suite sur Tavis que le voyage du maître était remis au 3 ou 4 octobre. Il lui annonçait* l'imminence de son remplacement h Montpellier par une créature de Dumas, un M. de la Provostaye, qui n'avait jamais fait de chimie.

Mais la fâcheuse affaire Thenard, brochant sur ce tout, nécessitait un appel pressant auprès des influences amies: Gerhardt s'en ouvrit h Malaguti ', dont il avait fait la connaissance autrefois et avec lequel il était resté dans les termes d'une affectueuse confraternitié scientifique :

La description que vous me faites do votre entrevue avec Thenard, hii répondit-il*, dessine bien à mon esprit votre position, que je suis convaincu que sans Tintervention de Topinion publique vous êtes perdu (si toutefois vous vous croyez perdu en ne faisant plus partie de l'Université) . Vous n'avez pas de temps à perdre : écrivez à Liebig tout ce qui s'est passé, engagez-le î\ publier quelque chose de favorable sur votre travail et assez tôt pour qu(» l'on puisse le publier immédiatement en France. Si Liebig vous aime, il devrait confier votre position k Berzélius, pour qu'il lui écrivît une phrase sur votre mémoire, phrase ([ui, répétée par les journaux français, achèverait de vous rendre inattaquable.

1. Citation empruntée à la noUce de M. le sénateur Scheurer-Kestner [Revue Alsacienne, aoiU 1884).

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