TRADUCTION DU PRECIS PAR WURTZ
Wurlz se mit avec ardeur h ce travail, et, dès le 9 janvier suivant, Gerhardt lui écrivait :
Je viens de renvoyer la première épreuve de votre traduction, que je trouve excellente... J'aurais désiré savoir de vous ce que les chimistes de Strasbourg et vous-même pensez de mon livre. Vous voyez que ma méthode diffère entièrement de celles qu'on a suivies jusqu'à présent. Je veux arriver aux lois en cherchant à établir des équations, des formules générales, je rejette toutes les hypothèses sur le mode de groupement, etc. Du reste, dans ma préface, j'insisterai particulièrement sur cette méthode que personne ne songe à suivre. Vous serez surpris de la simplicité sous laquelle se présentent certains phénomènes, quand on les considère sous ce point de vue ; vous ne manquerez pas de remarquer quelle précision cette marche donne à la science.
A son retour à Montpellier, Gerhardt trouva une lettre de , ,^«^"t''çp.
. , ^' à Montpellier.
Liebiff* lui annonçant Tenvoi des dernières fouilles à traduire ,, Note du
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de son Traita de chimie ornanique. avec la faculté a y mouler sur les produits
. ^ ^ '* de la distillation
directement ce qui a été publié de nouveau en France sans attendre s^cho des
, . . I !• • y ' . •» sulfocyanuros.
qiion ait fait ces additions à Giessen, En fait, c'est ce qui avait eu lieu depuis Torigine, et cette collaboration effective donne une valeur toute spéciale à Fédition française des œuvres de Liebig. Ce dernier suivait attentivement les travaux de son élève : Vous avez fait autant dans ces dernières années que tous les chimistes français réunis. Il est dommage que vous ne soyez pas en Allemagne,
Gerhardt eut hâte de terminer ce travail de traduction, d'autant plus que la rédaction de son propre ouvrage soulevait des ques tions d'une haute importance scientifique qui, malheureusement, devaient si fortement inQuencer sa carrière.
Wurtz en traduisant Gerhardt avait signalé dans le chapitre des Alcaloïdes ce qu'il supposait une erreur au sujet du niélani de Liebig. Gerhardt lui répondit* que cette erreur était intentionnelle, ou plutôt n'en était pas une, et que dans quelques joui*s allait paraître une noie' à l'Académie sur ce sujet.
1. Traduction de la lettre de Liebig à Gerhardt, du 27 octobre 1843.