‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 67 sur 274 · ELOGES DE DUMAS · texte numérisé non relu

ELOGES DE DUMAS

le système cTidées auquel se rattachent les travaux exécutés en France depuis quelques années^ et il contribuera pour beaucoup à propager des idées que, de mon côté, je cherche depuis longtemps à répandre par mon enseignement public.

Les affaires de Gerhard t se trouvaient donc en très bonne voie, à ce point qu'il écrivait peu après à son demi-frère* :

J'ai été présenté ces jours-ci par la Faculté et par le conseil académique en première ligne et à Tunanimité des voix, comme candidat pour la chaire dont je suis chargé depuis trois ans. Le ministre m'ayant déjà adressé une dispense dMge.

Ainsi la fortune semblait sourire un peu à Tardent chercheur! Elle lui souriait. Pourquoi ? Parce que les conclusions de ses travaux se trouvaient par hasard conformes aux idées du rival de gloire de son maître, dont il ruinait au contraire les théories, et que ce rival disposait en France de l'avenir des jeunes savants.

Mais la fortune allait lui sourire encore, d'une façon plus gracieuse et plus durable.

Elle allait lui accorder, avec les joies du foyer, le meilleur soutien dans les épreuves de la vie, le conseiller le plus avisé dans les résolutions où la gloire et l'honneur sont en jeu, la compagne énergique et lidèle qui saura braver avec lui les mauvais jours et triompher avec lui.

La rentrée en novembre 1843 avait été marquée par l'arrivée, comme chargé de cours à la Faculté des lettres, d'un jeune parisien, Saint-René Taillandier', dont l'enseignement élégant aussi bien que solide fut de suite fort en faveur. La société de Montpellier s'y porta en foule, et il était de bon ton de s'y rendre

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