ORIGINES DE SA FAMILLE
Mannheim, dans le Palatinat, et brasseur lui-même, s'y était établi à Tissue de son service militaire*, vers 1779, après y avoir fondé une brasserie, en épousant une jeune fille de Lûsslingen (Soleure), M"'' Anna Gartscho*.
Les Gerhardt formaient une véritable tribu tant par leur nombre que par leur situation de fortune; tous brasseurs', ils essaimaient dans les différentes villes du voisinage, Hanau, Mannheim, OfTenbach, Spire, etc., et à Theure' actuelle, les branches encore existantes, qui se sont largement développées, reconnaissent leur souche dans les bureaux de l'état civil de Frankenthal*. Suivant les traditions locales que nous avons été consulter, les Gerhardt, dont le type s'est singulièrement conservé aussi bien dans les branches allemandes que dans la branche française du chimiste Charles Gerhardt, et qui est caractérisé par les traits réguliers, les cheveux et les yeux noirs et le teint mat, par conséquent très distinct du type des habitants de la vallée du Rhin, les Gerhardt descendraient de Français de la Franche-Comté qui faisaient partie des- troupes espagnoles de Philippe II en lutte contre le stathoud(5r Guillaume le Taciturne, assassiné d'ailleurs par Tun d'eux, Balthdsar Gérard^ L'on trouve sur les listes de bourgeois de Frankenthal des Gérard en 1612, 1639, 1660 et 1662*; toutefois Ton ne saurait établir de filiation sur des preuves aussi incertaines, et malheureusement la destruction au xvu" siècle
1. D'après un congé délivré à Heidelberg le 20 juillet 1780, qui constate les bons services de quatre-vinj^t-seize mois dans le régiment des dragons particuliers de la Princesse palatine, commandé par le général baron de Winckelhausen (escadron du lieutcaant-colonel von Monceau).