‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 73 sur 274 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Automne 1844. Reprise des travaux. — Publicalion des Comptes rendus. — Impression produite par les Comptes rendus. — Situiition de GerbarJt à Montpellier. — Projet de rencontre avec Laurent. — Voyage de Gerhard t à Bordeaux et à Paris. — Laurent et Gerhardt portés par rinstitut pour une place de correspondant, juillet 1845. — Accueil favorable à Tlnslitut. — Laurent, nommé à Tlnstitut, quitte Bordeaux. — Impression de Laurent à l'étranger. — Manque de ressources. — Laurent et Gerhardt sur Ips mellonures. — Note de Laurent à Tlnstitut du 13 octobre 1845. — Laurent sans position à Paria. — Gerhardt et les troubles universitaires à Montpellier, novembre 1845. — Gerhardt à Paris, décembre 1845. — Articles de Dumas dans la Presse du 11 décembre 1845.

Le retour h Montpellier' fut le siernal d'une reprise 6no:- Automne isu

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gique des travaux. J*-s travaux

Sûr désormais de son lendemain, Gerhardt va pousser s s recherches, tout en faisant face aux nécessités de sou enseignement, aux expertises qui lui sont demandées.

Cette ardeur sera excitée au centuple par la collaboration avec Laurent : car il s'agit maintenant de donner du corps h ce projet de Comptes rendus entrevu au printemps; tracer un plan de travaux, trouver des collaborateurs, des abonnés. •

Il eût été bien intéressant de saisir les débuts mômes de l'association des deux grands esprits désormais indissolublement unis. Mais la correspondance de Tun et de Tautre n'existe, pour Laurent, — indépendamment de deux lettres de

1. Départ de Strasbourg le 28 novembre. A celte époque, le voyage de Strasbourg à Montpellier se faisait de Strasbourg à Mulhouse en chemin de fer, puis en diligence Jusqu'à Chalon-sur-Saône, où l'on s'embarquait sur les vapeurs qui menaient à Lyon et de là jusqu'à Beaucaire, puis, enfin, la diligence jusqu'à destination.

184i, — qu'à partir du 12 février 1845, et, pour Gerhardt, du 17 mai suivant.

Tout d'abord, ils conviennent de mettre en commun leurs idées, puis de reprendre toutes les analyses chimiques qui ne leur paraissent pas s'y conformer, pour les vérifier.

Je viens déjà d'en refaire quelques-unes, dit Laurent * ; j'envoie un l)aquet cacheté à TAcadémie, dont je demanderai Touverture lorsque j'aurai assez d'analyses, dans quelques mois. Alors j'irai à Paris et je vous jure que j'accumulerai tant de preuves en faveur de vos idées et des miennes, que certainement tous les gens sensés nous donneront raison... Je saurai vous rendre justice (je pourrais en altérant le sens de quelques-unes de mes phrases revendiquer pour moi votre découverte comme Dumas), quoique vous m'ayez d'abord attaqué, et quoique vous n'ayez pas eu le courage de dire dans votre livre à qui appartient la seule idée qui empêche vos formules d'être tout à fait brutes. Je vous le pardonne à condition que vous serez un camarade dans l'avenir, ou plutôt, je n'ai pas de pardon à vous offrir, car je ptMise que nous sonunes c()llègu(»s et frèr(\s.

Mais ce travail d'analyses à refaire est gigantesque, la pénuv'w des moyens — toujours cette triste pénurie! — Tarréle:

Comment voulez-vous que je m'en tire seul, lorsque je perds tous les matins au moins une heure à balayer et ranger mon laboratoire? Ah! gredin, chien de métier! Maudite province! Quoi! personne avec moi pour m'aider! Je fais, dans ce moment, du chlorure de platine. C'est à se ronger les poings!... Vous avez un préparateur, un garçon, et vous n'avez pas, comme moi, à compter chaque jour juste ce qu'il faut dépenser pour mettre dans le pot-au-feu. — Vous devez abattre de la besogne en masse.

pabiication des jiinfiu, Ics premiers numéros des Comptes rendus de Gerhardt

Comptes rendus. ' * «

paraissent (fin février 18i5).

Je cède, dit-il dans la préface, à l'invitation de quelques amis qui s'intéressent, avec moi, au mouvement scientifique de l'Allemagne et de l'Angleterre; je leur ofl*re le travail que, depuis longtemps, je fais tous les mois, pour me tenir au courant de notre belle science, si vaste, si féconde.

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