W. Gregory à Gerhardt, 15 mars
Gregory (WilUam), né le 25 décembre 1803 à Edimbourg, mort dans la même ville le 24 avril 1858. Successivement en 1839 professeur de médecine et de chimie à Ring^s Collège Aberdeen et, en 1844, à Edimbourg, où il succéda à Charles Hope ; élève de Liebig et traducteur de la plupcurt de ses œuvres.
Mais un premier effet des colères officielles se fait bientôt sentir.
Laurent, sur un avis qu'il y aura probablement une vacance à Paris, se haie de profiler des congés de Pâques pour s'y rendre el, en même temps, pour présenter h Tlnslilut son mémoire sur Tazote :
A mon arrivée *, dit-il, j'apprends que Guérin a fait banqueroute frauduleuse, qu'il est en fuite et qu'il a probablement donné sa démission à l'École normale. Je prends des informations, je vais chez Paul Thenard 2, je lui demande des renseignements. Il me répond que par hasard, par indiscrétion, il vient d'apprendre que Balard (qui a été inventé par le brome) sera et est sans doute nommé à la place de Guérin. Vous concevez l'intérêt immense que les sulfatins de la Sorbonne avaient à ne pas voir un répétiteur répéter leurs leçons en sens contraire à l'École normale.
Aussi voilà encore une chose enfoncée! Il n'y a rien, absolument rien à espérer pour nous!
Cétail exact, la longue suite des dénis de justice commençait, et le tempérament des deux amis ne prétait malheureusement que trop le flanc h la malignité des uns comme à Tenvie des autres !
Ces premières batailles livrées autour des Comptes rendus n'avaient nullement ralenti les autres occupations de Gerhardt, ni la correction des épreuves de son deuxième volume du Précis de chimie organique^ qui parut en mai 1813, ni enfin ses recherches de laboratoire, qui donnèrent lieu à des mémoires présentés à TAcadémie, l'un sur la transformation de Tessence de moutarde en essence d'ail, Tautre sur les anilides, et qui furent fort remarqués :
Comptez sur ma sincère satisfaction pour tout ce que vous avez accompli à Montpellier, lui écrivait Dumas'. Continuez, vous êtes dans une très bonne voie...
Elles ne l'avaient pas absorbé tellement qu'il néerliereât sa situation
^ ^ ^ ^ de Gerhardt
à Montpellier.
2. Thenard (Paul), fils du baron Thenard, né à Paris le 6 décembre 1819, mort à Talmay le 9 août 1884. Membre de l'Institut pour la section d'agriculture en 186i, emmené comme otage en Allemagne en 1870.