‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 79 sur 274 · Lettre do Laurent à Gerhardt, du 12 juin · texte numérisé non relu

Lettre do Laurent à Gerhardt, du 12 juin

ot à Paris.

En arrivant à Paris, Gerhardt touva 1 1 situation meilleure ,hi^S^K,

' et irernarat

que celle que lui avait dépeinte Laurent à Pâques ; les résul- Jl^/ntSïifut lats de ses recherches sur une nouvelle classe de composés orga- P^peJ^^nda^t* niques {les anilides) avaient fait du bien à ses Comptes rendus J«iWe* ^&*^comme à lui-même. Ses lettres à sa femme témoignent d'une vive satisfaction à cet égard :

Jeudi, écrit-ir, je me suis mis en campagne, et je suis extrêmement content de Taccueil qu'on m'a fait; dans laprès-midi, je suis allé à la séance de Tlnstitut, mais étant arrivé trop tard pour trouver de la place, j'attendais dans le corridor, quand M. Dumas vint à passer, et m'offrit très gracieusement une place dans Tenceinte réservée. Jamais Dumas n'a été aussi aimable envers moi. Je puis te dire que mes travaux ont beaucoup de succès auprès de tout le monde. Aussi, ai-je appris qu'on m'a porté à l'unanimité sur la liste des membres correspondants de l'Institut; je sais fort bien que cette fois je ne serai pas nommé, ce sera Laurent, mais enfin, je prends rang, et la prochaine fois, cela ne pourra pas me manquer... la présentation se fera probablement dans huit jours*. Il a été aussi question de la croix, mais pas un mot, je t'en supplie, avant que la chose soit faite. Il est possible que ce soit au mois de mai prochain, à l'occasion de la fête du roi. Voilà poiir la partie honorifique.

Quant à mon journal, on en fait le plus grand cas, et pour l'ouvrage que nous faisons, Laurent et moi, j'en ai déjà lâché un mot à Masson, et il est tout disposé à le prendre.

25 juillet 18i5.

Tous les jours, je travaille avec Laurent, mais cela n'avance

pas beaucoup, c'est horriblement long. Dans tous les cas, nous ne pouvons le finir ici, et dès que nous nous serons entendus sur tout,

je viendrai J'ai dîné hier avec Laurent chez le D'' Lallemand.

Avant-hier, j'ai passé la soirée chez M. Dumas, qui est on ne peut plus aimable avec moi, mais c'est de la pure politique.

\, Lettre datée de l'hôtel de Saxe, mercredi 23 juillet 1845.

2. Lîi présentation n'eut lieu qu'à la séance du 4 août. Outre Laurent, porté en première ligne, se trouvaient ensuite en deuxième ligne, par ordre alphabétique : Deville (Sainte-Claire) à Besançon; Gerhardt, Malaguti, à Rennes; Persoz à Strasbourg. A la séance du 11 août, Laurent obtint 33 suffrages, contre 1 à Wœhler, de la ii«te des chimistes étrangers.

Gerhardt avait donc vingt-neuf ans lorsqu'il fut présenté à l'Institut.

CHARLES OERIIARDT. 7

Accueil favorable à rinslitut.

30 juillet 1845.

Je l'aurais répondu ce matin, mais il m'a fallu rédiger quelque

chose pour rinstilut, afin de pouvoir le lire à la séance d'aujourd'hui. J'ai fait cette leclure \ et, je dois le dire, elle a fait impression. Deux membres que je ne connaissais pas personnellement m'ont pris à part, après la lecture, et l'un d'eux, qui n'est pas chimiste, M. Flourens*, et dont le jugement ne peut pas être suspect, ma dit que ma manière de présenter la science lui plaisait beaucoup : Continuez ainsi^ m'a-t-il dit, vous êlos dans une excellente voie, et vous ne pourrez pas manquer d'arriver très haut. Il est certain que je serai mis sur la liste des membres correspondants, mais j'ignore encore le classement. Je crois être le troisième ou le quatrième, et Laurent sera nommé.

J'ai été voir M. Tlienard, — ou se souvient sans doute de sa précédente visite en septembre 18ii, — et je suis fort content de son accueil; il m'a invité à dîner pojir dimanche prochain, c'est la première fois qu'il me fait cet honneur

Je lui ai aussi parlé des 1,1(K) francs ^, et il m'a dit de rédiger une

nouvelle demande, qu'il ap|)uiera de tout son pouvoir 11 est très

probable que M. Theuard demandera la croix pour moi et Malaguti. Demain, je dîne chez Cahours avec un membre de l'Institut, M. Pelouze.

i^' août 181Î.

i^uront nommé Il v a cucorc autre chose en train qui te fera plaisir : il est très

quitte Bo*rde"m.\. ]»>ssible quc l'année procliaine, au printemps, on nous charge, Laurent et moi, dune mission scientili(iue, c'est-à-dire que nous serions ()l)ligés de rester à Paris poiir notre ouvrage. On nommerait un supl)léantà Montpellier. Tue fois à Paris, nous traînerions l'atTaire pendant deux ans, et le diable m"em]>()rle si notre ouvrage ne nous fera })as rester pour toujours

Il est probable que C(»tte perspective d(» n^ster h Paris, ajoutée

Page 1