Comptes rendus de r Académie des sciences, 1843, p
2. Flourens (Marie-Jean-Pierre , né à Maureilhan (Hérault;, le 15 avril 1794, mort à Paris le G décembre 1807. Docteur en médecine a Montpellier à J'à^je de dix-neuf ans, vint à Paria étudier sous le grand Cuvier. Nommé en 1828 membre de TAcadémie des sciences, chargé du cours d'histoire naturelle au Collège de France, puis de la chaire d'anatomie humaine au Jardin des plantes. Titulaire de ces chaires en 183:>. De l'Académie française en 1840, en concurrence avec Victor Hugo.
a. Remboursement des droit* d'e.xanien de l'Ecole de pharmacie de Strasbourg.
à ce que la certitude de la nomination de Laurent à Tlnstitut lui donnait d'espérances pour y trouver une place, agit d'une façon incisive sur sa déterminalion. Avec Timpétuosité soudaine de son caractère, qui en remontrait certes à son ami, Laurent, qui venait d'être informé qu'on Tinsullait dans un libelle à Bordeaux, partit précipitamment le 2 août, pour aller prendre sa femme et déménager sans esprit de retour.
Dans ce petit livre *, on traîne dans la boue les professeurs et leurs femmes; c'est si fort que le procureur du roi poursuit les auteurs de ces calomnies. Laurent doit être de retour dans huit jours; il enverra sa femme et son enfant à Luxembourg, chez ses parents; je ne saitpas comment il se tirera d'affaire, car il n'y a pas de place vacante... Laurent ne pourra pas faire sans moi Touvrage en question, je ne sais pas comment cela s'arrangera.
Quant à Gerhardt, il attendit la conclusion de son traité avec \\ Mass(m pour ses Coniples rendus, accepta entre temps de donner son concours aux examens de la Faculté des sciences et repartit pour Montpellier le 20 août, non sans être très vivement soucieux de la situation précaire de son ami, et de la tournure qu'allait prendre leur association, où manquait un élément important de succès, c'est-à-dire un laboratoire pour Laurent.
Laurent, qui malgré tous ses déboires, la profonde pénurie i™Ç!?*rent de ses moyens et les difficultés matérielles inouïes de son exis- àréiraoger. tence, accomplissait des prodig(»s comme travaux de découvertes, et forçait, pour ainsi dire, les portes de l'Institut, était alors hautement apprécié à l'étranger, qui ne concevait pas l'injustice de la France savante à son égard.
On ne lira pas sans intérêt la lettre suivante, écrite à cette époque à Gerhardt par un savant anglais, Gregory, qui après avoir brillamment débuté en chimie alla se perdre dans les folies du spiritisme :
15 juillet 1845 «.
J'ai tâché aussi de rendre justice à M. Laurent, comme le véri-