Lettre datée de Luxembourg, 29 octobre
4. Arago (Dominique-François^ né à Estagei .Pyrénées-Orienfales , en 1786, mort eu 1853. Elève de TEcole polytechnique en 1803, membre de l'Académie des sciences en 1809, puis professeur à l'Ecole polytechnique; remplace en 1830 Fo irier comme secrétaire perpétuel, et figure en 18i8 comme membre du gouverne ment provisoire.
vous êtes intéressé autant que moi dans la question. Faites donc le phosphure d'azote, analysez-le et envoyez une note à TAcadémie qui mette les rieurs de notre côté *. Cahours ne peut trouver mauvais que vous vous occupiez de cette question, je lui ai dit deux mots de vos idées sur ce sujet, en ajoutant que vous alliez vous en occuper, et il n'a pas fait remarquer qu'il s'en occupait de son côté...
Et d'ailleurs je dis que tous les sujets qui sont contraires à nos idées sont évidemment de notre domaine ; nous avons le droit, c'est même de notre devoir, d'attaquer toutes ces questions...
Puis répondant à Gorhardt, qui lui proposait * d'adresser en commun un écrit à rAcadémîo^ une espèce de manifeste dans lequel ils sommeraient icms deux les chimistes de les combattre, Laurent ajoule :
Je suis (lavis de lancer un manifeste à l'Académie, mais appuyé du phosphure d'azote. Il devra faire ressortir les hypothèses des chimistes, et être accompagné de la liste des corrections faites sous l'influence de l'idée du chlore substitué à l'hydrogène, de vos équivalents, de la loi de satumtion, de la loi de l'azote, des acides amidés. Il y a là plus de deux cents combinaisons corrigées, et nous aurons ! soin de dire que plus d'une autre combinaison a été corrigée sous notre influence par des personnes qui n'ont pas cité les causes qui les avaient portées à faire ces corrections. Tels sont les conseils donnés à Peiouze pour la chloroglycérine, à Chancel pour les nitrobutyrates, etc.
Si je suis à Paris à cette époque, je lirai moi-même le manifeste et je me lèverai pour sommer les chimistes de faire leurs observations et de nous faire d'autres objections quepardespoinlsd'exclamation...
Lanrcnt Je SUIS uu |>eu (lécouragé, et pour me remettre îI l'ouvrage j'aurais
sans position i • i», i . . -ii
à Paris. besoui d otrc dans une bonne positu)n et, par-dessus tout, de travailler avec vous. 11 me send)Ie toujours que, en voyant Sîdvandy, je pourrais l'exciter à nous mettre en élal de travailler à Paris pendant deux ou trois ans. Mais de pareilles idées me viennent uu instant, et un instant après elles me paraissent absurdes...
1. Voir, en elfet, la note de Gerhard t ins^Tée dans les Compfa t^endus fJv V Académie du 18 mai 18i6, où les erreurs d'analyses de Lit-big sont nettement expos<^e!«.