‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 98 sur 274 · Strasbourg, le 20 avril · texte numérisé non relu

Strasbourg, le 20 avril

voir enterrés en province afin qu'on n'entende plus parler de nous.

Je vais, je pense, décidément faire quelques leçons h l'Ecole pratique de médecine. J'ai fait aujourd'hui même la demande d'un amphithéâtre à Orfda *.

Le père Thenard est de retour. Je lui ai dit : Bonjour, comment vous portez-vous ? — Pas mal, et vous? J'ai Vhonneur de vous salue}'. Voilà nos protecteurs officiels.

Voilà Frémy professeur à l'Ecole polytechnique, suppléant au Jardin des plantes, professeur aux Tabacs, vice-président de la Société d'encouragement, etc., etc. Mais comme le disait Pelouze, il n'a pas assez de fortune pour représenter.

i^s homologues Gerfiordt à Laurent,

de Gerhardt.

Montpellier, 12 mai 1846.

Je vais rédiger une petite note sur les homologues, non pas directement en réponse à ces messieurs (Favre et Silhermann), mais pour déclarer à l'Académie ce que j'entends par là. Parbleu î je sais bien qu'il y a eu des analogies avant mes homologues, mais j'ai précisé par des nombres celles que je désigne par homologues.

Vous ne sauriez croire combien je m'ennuie. Je n'ai plus le conir à l'ouvrage... Conseillez-moi.

J'attends avec impatience les vacances pour venir vous voir et causer de nos projets. Mon père m'a répondu. Il ne viendra pas. Je me plais à Montpellier comme vous à Bordeaux. Vous étes-vous mis en mesure pour une prolongation de congé ?...

Je vois bien que Persoz est vexé de ce que vous ayez pris ma défense. Je connais ses bonnes dispositions à mon égard. Depuis que Liebig a dit que je lui aurais volé ses idées, il est fier et lui donne raison quand même. Il ne peut pas être content de votre réponse puisque vous le mettez en demeure de réclamer...

Pourquoi ne sommes-nous pas ensemble! Dans une heure, nous discuterions tout cela, et on ne peut pas s'écrire tout î... C'est dégoûtant qu'on ne vous ait encore rien donné. On le fait, je crois, pour vous forcer à retourner à Bordeaux! Mais ne reculons pas, nous serons ensemble et les démolirons tous.

1. Orfila (Mathieu-Joseph-Bonavenlure), né à Mahon (Minorque), le 24 avril 1787, naturalisé français en 1818. Professeur de chimie à la Faculté de médecine en 1823. Doyen en 1831. Parvint aux plus hauts grades de TUniversité et mourut le 12 mars 1853.

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