‹ Charles Gounod, sa vie et ses œuvresChapitre 2 sur 22 · CBA.BLES OOU^OD · texte numérisé non relu

CBA.BLES OOU^OD

Tart musical T Ll est permis d'en douter. Sa nature indépendante ne pouvait se plier aux exigences de la vie régulière et du céaobitisme. Tel est l'avis d'Adolphe Adam, auquel nous empruntons ces lignes écrites avec quelque malice ;

• Loraqn'îUui fiillututreiiidre Bon indépendance k tontes les rigueurs de la règle «cclésî asti que, le jeune néophyte comprit toute la grandeur du sacrifice qu'il était prSt de commencer. Il eut le courage de revenir en arrière, sans rien perdre de ses convictions. Il comprit que plus elles étaient sincères, plus il importait de n'entreprendre que ce qu'il était en état de continuer, et il rentra franobementdans la vie artistique. ■

Mais un motif plus puissant encore que la crainte de défaillir, une femme, vint soustraire Goanod aux claustrations du séminaire.

* M.Gounod, dit Scudo dans la Rniue des Deux-Mondes, a longtemps hésité entre la voie du siècle et crile du sacerdoce, qu'il faillît embrasser, si une femme d'esprit et uns artiste d'un grand mérite, qui s'intéressait à son avenir, n'eût fait ouvrir brusquement les portes de l'Opéra k son premier ouvrage, k Sapho,'

C'est en effet Madame Viardot qui décida le jeune musicien, nous allions dire le jeune abbé, h rentrer dans la vie mondaine et artistique. Elle avait entendu quelques-unes de ses compositions, et elle ne cachait pas son admiration. Madame Viardot avait un orgue dans son salon. Peut-être Gounod lui avait-il chanté lui-même ces adorables mélodies Le Printemps, Le Soir

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parurent dans les feuilles anglaises, notamment dans ï'Alhenœumda 18 janvier 1851. Cet article fut reproduit dans les journaux de Paris.

Le voici presque en entier :

< Mercredi soir, à Saint Martin-Hall, on a exécuté quatre morceaux de la eompoaïtion de M. Gounod. Nos souvenirs de critique ne nous rappellent aucun débot Tait dans de semblables circonstances ; une musique entièrement nouvelle d'un compositeur entièrement nouveau, devant un auditoire composé presque entièrement d'artia tes musiciens nationaux ou étrangers, parmi lesquels à peine quelques-uns pouvaient avoir quoique bienveillance. Le succès a été complet et décisif, et, comme le disait près de nous un vétéran de l'art musical, plus babitué à donner son attention que ses éloges : il marque le commencement d'une carrière en musique. Des quatre compositions soumises au jugement du pnblic, nous ne parlerons que des trois avec accompagnement d'orchestre...

< Le Libéra me, chœur final d'un Requiem, est sévère, digne et solennel. Il offte entre autres choses sur le verset Rtguiem aternam une combinaison de voix qui est à la fois neuve, grandiose et saisissante.

i Le Sanctas, fragment d'une messe, composition plus

longue et plus importante, est le morceau qui a déânîti-

vement assuré le succès de M. Oounod... Il commence

par un solo de ténor, dont la mélodie est répétée par

l'orchestre, le chœur l'accompagnant. Puis, la seconde

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