‹ Charles Guérin [microforme]Chapitre 39 sur 94 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

SOUS LES NAPINS

U bout de la terre de Jacques Ù Lebrun,sur la lisière du bois, se trouvait une longue suite de grosses roches, recou- Er M. vertes, pour la plupurt, de 4) V/Æ mousses épaisses et de lichens, et entre lesquelles s'élevaient plusieurs sapins à la sombre verdure. Au pied des sapins, à travers les < ]

D cailloux, un ruisseau qui,

‘dans les grandes eaux, devenait un torrent, précipitait une onde fraiche et écu-

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ER R € mante,

C'était une des plus chaudes journées de l'été. Un soleil ardent desséchait l'herbe des prairies, et à travers le feuillage épais, dardait quelques-uns de ses rayons jusque dans la profondeur des bois. Les oiseaux se taisaient comme accablés par la chaleur ; on n'entendait que le chant de la cigale et le bourdonnement de quelques autres insectes. [Il était trois heures de l'après-midi, la chaleur était parvenue à son apogée, et l'endroit que nous venons d'indiquer offrait un asile qui n’était pas à dédaigner. Une jeune fille assise sur une des plus grosses roches, la tête appuyée sur le tronc d’un sapin, s'était endormie dans cette retraite ; le tapis de mousse qui recouvrait la pierre trempait au bas dans le ruisseau, et les

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