‹ Charles Guérin [microforme]Chapitre 48 sur 94 · RL CES · texte numérisé non relu

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nous la méprisons et elle nous fait à peine l’honneur de nous suluer.

—Oh! il faut lui pardonner, elle est si bonne, reprit Ulorinde.

—C’est ce que je dis à ma sœur. Et puis les personnes qui n'ont qu'un pied dans la bonne société, comme elle, sont toujours si susceptibles.

—Je lui ai fait hier une petite méchanceté. Je lui ai demandé quelle robe elle comptait mettre demain pour le bal de madame Norton.

—C'était bien mal, cette pauvre enfant, lui faire avouer qu'elle n’était point invitée.

—-Tu es trop bonne. Tu n'as donc point remarqué que Émilie s’étudie à nous faire la leçon ?

—Oui, elle à toujours quelque petit bout de sermon à nous répéter. Cela n’est pas agréable.

—Chez madame de P..., elle n'a pas dansé deux fois de la soirée. On peut moraliser à moins.

—C'est cela, la solitude conduit vite à la perfection chrétienne.

—-Ah! M. Guérin, vous n'étiez point chez Mme de P,,, ?

— Voilà une question bien indiscrète et qui fait rougir Clorinde.

—AÀ quoi pensais-je done ? Clorinde n’y était point non plus.

— Que Jane Wilby était laide ce soir-là !

— Et quelle toilette !

—Elle était pourtant bien heureuse. Le capitaine R... a valsé deux fois avec elle ; elle ne se possédait point d’orgueil.

-—Na sœur se marie.

—Avec qui, grand Dieu! C’est bien la plus laide petite personne que je connaisse.

—Avec le jeune F...

—Muis elle a deux fois son âge !

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