‹ Charles Guérin [microforme]Chapitre 82 sur 94 · SŒUR SAINT-CHARLES · texte numérisé non relu

SŒUR SAINT-CHARLES

4 N couvent est une petite ville au 1 milieu d’une grande, une société K particulière qui fait abstraction de 2) la société générale, et, malgré toutes les secousses que peut éprouver le monde extérieur, continue à fonctionner avec la précision d’un chronomètre. Tandis que dans toute la ville on avait

plaider et de se marier, les bon-

nes religieuses continuaient toujours à recevoir des compagnes pour elles-mêmes et des dots pour //, Veur monastère : leurs rangs se recrutaient, tandis que tout se dépeuplait autour d’elles avec une si effrayante rapidité.

Ce matin-là il s'agissait de trois prises de voile et d’une profession, Charles, en entrant dans l’église, fut frappé non seulement du nombre mais encore de la qualité des personnes qui l’'encombraient. Une partie du monde élégant qu’il avait naguère fréquenté, semblait s’y être donné rendez-vous. Ce qui le scandalisa beaucoup, ce fut de voir placés au premier rang quelques militaires et quelques lionnes dont la vie n’avait eu jusqu'alors rien de bien monastique. Il fut bien plus surpris encore, lorsqu'il remarqua que tous les regards se dirigeaient sur lui, comme s'il eût été appelé à jouer un rôle dans la cérémonie qui se préparait. Il se réfugia tout ému dans

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