CERTES
Cette grave injustice se répète aujourd'hui, car avec ses 160,000 habitants, Montréal n'a que trois députés, tant aux Communes qu'à l'assemblée législative, le même nombre que Toronto qui compte moins de 100,000 âmes, et Québec avec une population de 50,000. Il est évident qu'il faudra faire avant longtemps une nouvelle distribution des sièges aux Commupes et à l'assemblée législative, et que le nombre des députés de Montréal devra être porté à six au mois, ai l'on veut rendre justice à la métropole cummerciale.
Pour bien comprendre la signification des élections de 1854, il faut rappeler les événements qui les ont précédées, et qui nous diront comment et pourquoi certains chefs libéraux sont devenus conservateurs.
Lafontaine et Baldwin venaient de disparaître de l'arène politique, et y avaient laissé le parti Éibérai, si puissant jusqu'alors, profondément et fatalemert divisé. L'on connaît les circonstances qui en 1854 avaient provoqué ces deux retraites prématurées.
Lyon Mackenzie, un des chefs de la rébellion dans le Haut-Canada, avait proposé la nomination d’un comité chargé de faire rapport sur l'opportunité d’abolir la cour de chancellerie; et Baldwin, alléguant le danger des changements trop fréquents dans la judicature et le fait vour ce tribunal de n’avoir été reconstitué que deux ans auparavant par le vote presque unanime de la chambre, vombattit cette demande avec ferme:
té, et réussit à la faire repousser par une majorité de quatre. Seulement cette majorité venait du Bas-Canada, les députés haut-canadiens ayant, à
part les ministres, voté presque upa- ‘niment dans le sens de Mackenzie, Baldwin, appliquant le principe de la double majorité, considéra ce vote comme une expression de non-confiance et résigas au milieu de la session. Cette résignation n'entraînait la chute du ministère yu que fontaine en étuit le chef, car c'était le ministère Lafontaine- Laldwin ; maïs elle fut fatale: aux libéraux, car Lafontaine, à peine âgé de 44 ans, se retira lui même de la politique au mois d'octobre suivant.
Il est facile de voir que la véritable cfuse de la retraite de Baldwin n'était pas oelle qui fut donnée ; et il faut la chercher ailleurs, si l'on ne veut pas faire fausse route dans l’ap- Lite de ces graves événements.
our le moment constatons que c’est là une époque mémorable de notre histoire; et arrétons-nous pour la méditer profondément et en recueillir religieusement les leçons sévères mais utiles.
Jusque là tous les Canadiensfrançais, a très pau d'exception près, étaient des libéraux et étaient fiers d'affirmer les principes que Lafontaine n'avait pas voulu sacnifier en 1848, à la tyrannie de sir Charles Metcalfe, Aussi quelle noble et illustre phalange que celle qui avait lutté dans le Bas Canada, de 1841 à 1851, pour les droits de toute une rnce menacée dans ses plus chers intérêts !
C'étaient Lafontaine, A. N. Morin, Denis Benjamin Viger, Etienne Pascal Taché, Cauchon, Drummond, Aylwin, Chauveau et plus tard Louis Joseph Papineau. En vain Metcalfe et Cathcart avaisnt-ils cherché à entamer cette vaillante armée, avec l'aide de McNab, John A. Macdonald, Sherwood, Daly et John Hyliard Cameron ; tout avait été inutile, les
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libéraux étaient restés généralement unis en face du despotisme des gouverueurs et du fanatisme des torys.
Pourtant plusieurs faits graves avaient durant cette période mis en danger le parti libéral, et i ces faits, il faut mentionner la formation du ministère. Viger-Draper en 1844, qui entama sérieusement les rangs du parti; la publication de la correspondunce .échangée entre MM. Caron et Draper en 1845, publication qu eut pour effet de refroidir les rela” tions entre MM. Caron et Lafon’ taine; et enfin l'indifférense avec laqueile celui ci accueillit en parlement l’arrivée de Papineau, élu pour Saiñt- Maurice aux élections générales de 1847 48.
Papineau avait été vingtansorateur de l'ancienne assemblée ; le rôle qu'il avait joué dans le pays avant et pan dant la révolution, la réception enthousiaste que ses compatriotes lui avaient faites à son reteur de l'exil, exigeaient qu’il devint orateur de la nouvelle assemblée, du moment qu'il en franchissait le seuil. Pourquoi ne l’a t-il pas été ? C'est le secret de Lafontaine, qui a manqué dans rette occasion de flair politique en faisant nommer M. Morin à un poste que la reconnaissance publique assignait à Papineau ; c'était la seule satisfaction que celui ci devait ambitionner, la seule que le pays pouvait lui donner; si Papineau eut refusé, Lafontaine du moins eût fait son devoir. Après ce qui s'était passé, Papineau devait diriger ou présider l'assemblée ; et, puisque Lafontaine voulait la diriger comme premier ministre, Papineau devait la présider comme orateur.
Il est impossible aujourd’hui de ne pas voir un ostracisme calculé dans e fait, puisqu'il a été répété lors de
mn Ë ne
la retraite de Lafontaine, en octobre
1851. Suivant l'usage constitutionnel celui-ci dut su le nom de son successeur, et Hinoks et Morin furent sppeée par lord Egin. O'était dire à Papineau q'e le pays entendait se passer de ses services À l'avenir ; o'était insulter le vieux patriote et avec li tous ses admirateurs ; C'était le forcer à rentrer dans la vie privée ; et il le comprit si bien, qu'il refusa la candidature en 1854.
Ces deux fautes en amenèrent une troisième qui fut fatale au parti libéral : ce fut l'alliance de Morin avec MoNab, alliance qui n'était que la conséquence naturelle de l'ostracisme pros à l'égard d'un homme aussi mportant que Papineau.
afontaine parti, et Papineau ostracisé, les libéraux se trouvaiént avec un chef émivemment honorable, mais sans énergie, d’un tempérament conservateur, avec des tendances contraires aux aspirations de l’époque.
Incapable de contrôler les grits avec lesquels il s'était allié, et n'osant pas imposer sa volonté au consoil législatif, qui refusait de concourir dans les deux grandes réformes demandées par le pays, l'abolition de la tenure seigneuriale et la sécularisation des réserves du clergé, Morin s’aliéna une partie considérable des libéraux, et vit scn ministère succomber, sous les efforts combinés de MM. Sicotte et Cauchon, au sujet de sa lenteur, ressemblant fort à une tentative réactionnaite, à doter la province de ces deux réformes, base fondamentale de tous les programmes ministériels des dernières années. M. Sicotte triomhait et cependant il ne fut pas appe- 6; et l’on vit alors un gouvernement qui avait fait les élections précédentes, retourner au peuple, bien qu'il eut été défait devant les chambres.
so E dù
Et quand, au commencement de la session suivante, il échoua dans le choix de son orateur, M. Morin, au lieu de se retirer devant le vote hostile de ses amis, fit une, alliance monstrueuse avec lés torys qu'il avait combattus toute sa vio, Ce n'était plis un, chef libéral, et M.
Dorion qui venait d'être élu à Montréal, devait Jui succéder dans la die rection du parti que Morin abandonnait. et dont le nouveau chef accueil lait légitimement le programme,
La division du parti libéral qui fat si funeste au Bas-Canada, et qui a été la cause première de la confédération, est done due à Lafontaine qui ostracisa Papineau et à Morin qui tendit la main aux torys. Le vote. hostile qui frappa Morin en 1854, n'était pas le résultat d’un changement de programme chez les libéraux, mais était uniquement provoqué par le refus de Morin à accomplir loyalement les réformes au suceès desquelles le parti était iié. .
C'est ainsi que le peuple le comprit aux élections générales de 1854, puisque, appelé à. juger le ministère Hincks-Morin, il le condamna et choisit une députation qui lui était hostile, et qui lui fit la guerre dès les premiers jours en. repoussant Ja candidature de Cartier à la présidence, et en accueillant celle du juge Sicotte, à la demande de qui, trois mois auparavant, ce ministère avait été censuré.
Pour s'assurer de la parfaite exactitude de cette assertion, l'on n’a qu’à se rappeler que c'est Dorion qui proposa M. Sieotte comme président de la chambre, ét qu'en accueillant cette proposition, la députation déc!arait qu'elle consentait à se laisser diriger par le nouveau chef libérai.
Rappelcns aussi que le comté de
Terrebonne avait rejeté M. Morin, aux élections générales, et lui avait p'éféré M. Prévost, un admirateur enthousiaste de Papineau at un par:
tisan dévoué de M. Dorion. Ces faits, vus après quarante ans, peuvont être appréciés avec plus de calme et d’impartialité qu’à l’époque où ils se passaient et justifiont pleinement, ce mo semble, les conclusions que j'ai prises, il y « un instant.
Libéral en 1854, maître absolu de ses ‘Chefs et exerçant librement et d'une manière souveraine le droit de censure, qu'il possédait incontestab!ement, le peuple signifiait à Morin sa déchéance comme chef; et celui ci, avec le tact qui le distinguait, comprit si bien cette Aéchéance qu'il consentit à servir sous MCNab, l'ennemi des libéraux.
Ce sont des événements que l’on feint de ne pas comprendre en certains quartiers, et qui ont donné naissance au parti libéral conservateur, parti hybride, inconnu dans les autres pays, constitutionnels, dont le nom seul est un contre-sens politique, ct qui est formé des torys et de quelques libéraux devenus réactionnaires, sinon de principe, au moins de fait. Le mot libéral n'était conservé que pour mieux Cacher la transition ; car des Ce moment l’on vit Morin et ses adeptes : préparer les voies de sir John et lui abandonner bientôt la direction du nouveau parti. Et quand plus tard la transition se trouva, complète, Cartier se déclara ouvertement contre les idées 1ibérales, dont Lafontaine. et Papineau avaient jeté la riche semence dans tout le Bas-Canada, et commenga cette croisade énergique, sous la forme d’une guerre politico-religieuse, qui a laissé parmi nous tant de regret.
Morin, i avait 1irateur un par:
n. Ces 8, peule calme e où ils nement, ms que
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que l’on en cerné naisrvateur, s autres le nom ique, ct de queltionnaioins de onservé bsition ;
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he
tables souvouirs, et des traocs si difficiles à effaser.
La Minerve qui ne fut sous de rapport que le précurseur de l'Ætendard, fit au libéralisme, que ses fondateurs avaient tant contribué à ré.
ne au sein du peuple canadien, a même guerre qu'elle avait faite autrefois au torysme et à la persécution, Devançant l’école Trudel: et ronovçant aux traditions de Läfuntaine, elle condamna les libéraux, dénonga M. Dorion comme un révolutionoaire et M. Labergs comme un mauvais catholique ;et, s'inspirant des idées anti-chrétiennes d'un prétre fanatique, aujourd'hui apostat tristement célèbre, elle réussit, avec l'aide puissante dé Cartier à répandre ces préjugés religieux et à fomenter cette guerre injuste que des insensés veulent asjourd'hui perpétuer.
Voilà les faits que l’histoire a consignés; ces faits proavent, suivant moi, que MM. Dorion, Holton et Laberge devendient,dès leur entrée au parlement, les dépositaires autorisés des tradition de Lafontaine et Baldwin; traditions auxquelles Morin renonçait de droit et de fait en faisant uno alliance avec M:Nab et sir John, les ennemis constants de ces traditions, |
Il est inutile de faire remarquer que le jug ment que je me permets e porter sur ces faits historiques ne doit pas être interprété comme diminuant en quoi que ce soit le respect profond que j'ai toujours eu pour le Caractère personnel de Morin. Je condamne le ckef de parti qui aban-.
donna les siens et livra le pouvoir à ses ennemis, dans un moment de faiblesse et par défaut de sagesse politique, mais nullement, tout le monde en est convaincu, pour des motifs indigues d’un honnête homme.
Je désire qu'on le sache: je n'en reste pas moins, avec tout le pays, l'admirateur sincère du citoyen que je distingue du chef de parti, et dout l'intégrité était proverbiale et res:
tera légendaire,
Laberge n'avait que 26 ans quand il fut élu en 1854 ; maïs c'était déjà ua homme mûr, un À pit penseur, un orateur renommé et un écrivain
C'était un libéral convaincu, ét un catholique sincère pratiquant sa religion avec uné piété remarquable, Il appartenait à l'école de Montalembart, qui avait déjà répandu dans le monde entier les vrais principes du libéralisme politique que tous les chefs canadiens avaient acceptés, qui représentaient et représentent encore le véritable sentiment du pays et qui n'ont été répudiés plus tard par Carrier que pour servir les besoins de cette école politico-religieuse, fondée en opposition au sentiment uational si puissant jusqu’alors,et pour créer l’agitation religieuse dans le but de faite oublier les dangers réels de la situation politique.
Cette école anti-nationale et anticatholique a vu ses beaux jours et perd ‘rapidement l'influence délétère qu'elle a exercée dans le pays : ses propres excès vont la tuer. Après avoir damné les libéraux, elle excommunie les chefs de l'Eglise dont elle entreprend orgueilleusement de juger la conduite et de suspecter l'ortho= xie. Après avoir émoussé le sentiment national qui faisait notre force, elle veut tuer le sentiment religieux qui fait notre gloire. Elle ne réussira pas, car l'éveil est donné ; ceux qui l'ont toléré, même ceux qui s'en sont servis, sont effrayés de son œuvre de
destruction, et comprennent que son existence est une menace permanente contre nos libertés constitutionnelles, et que ss chute peut seule ramener la paix dans l'Eglise et dans la société du Canada,
Les amis de nos libertés politiques, tous ceux chez qui l'esprit de parti n'a pas détruit tout attachement aux institutions qui nous régissent, au tégime parlementaire, hé appartiennent à un parti ou à l'autre, se demandent avec inquiétude où cette école veut en venir, et se rapprochent inconsciemment et à leur insu, comme s'ils étaient effrayés par un danger commun, pour sauver le gouvernement constitutionnel, que nos pères aous ont obtenu au prix de tant de nobles sacrifices, et remettre en honneur les véritables traditions libérales qui, dans le passé, ont fait la force de notre race.
L'école politico religieuse, voilà l'ennemi; l'ennemi de l'Eglise canadienne, dont elle menace de détruire la sainte auréole en la tiaînant dans la fauge des luttes de parti; l'ennemi du clergé au sein duquel elle a introduit, et veut entretenir des divisions mortelles, propres à lui enlever cette force dont il a tant besoin pour le succès des grandes œuvres confiées à son zèle; l'ennemi de nos institutions politiques dont elle veut détrujre l'action bienfaisante en les dénonçant comme dangereuses à la religion et propres à propager le socialisme et l'impiété, et en provoquant sans cesse à des empiétements sur les droits et les pouvoies incontestables de l'Etat ; l'ennemi du peuple auquel elle voudrait imposer un régime qui l'a soumis, pendant des siècles, au plus triske et au plus dégradant des
esclavages ; l'ennemi des Canadiens français qu'elle voudrait pousser dans des luttes fratricides avec leurs compatriotes d'autre origine et d'autres oroyauces,que nous devons respecter si nous voulons être respectés nous-môme»,et avec lesquels nous devons vivre en paix,afio de consolider les bases des destinées que la providence ménage, sur ce continent, à la futnre nation canadienne. Oui, l'école politico-reli-
ieuse, voilà l'ennemi ; l'ennemi des intérêts religieux et nationaux ; l'ennemi des aspirations de tout homme de cœur; l'ennemi de ce qua tout citoyen a de plus cher et de plus sacré : le droit Je vivre libre dans un pays libre.
Laberge a combattu cette école, dans la presse, à la tribune, sur les hustings, partout où il l’a rencontrée ; cette guerre qu'il lui a faite, ce n’était pas tant comme libéral, que comme catholique. (Car comme libéral il pouvait laisser faire gette école sans danger, vu que ces excès devaient tuer un jour où l’autre les intérêts conservateurs qu'elle voulait servir ; mais comme catholique il devait la dénoncer, :vu qu'il la considérait, et avec raison, comme l’ennemi des intérêts religieux qu'elle feigoait de protéger.
Tout le monde se rappelle les écrits remarquables qu'il a publiés dans l'Ordre, sous la signature : ‘‘ Libéral mais catholique,” et dans lesquels il dénonce avec vigueur ce système pervers de mêler la religion à la politique.
C'était à l'époque où l’école que je viens de flétrir rêvait de promulguer des formules comme ce les ci :
‘ Le libéralisme. c'est la doctrine “ qui affirme la complète indépen.
DES mms MO D = ©.
adiensser dans rs Comd'autres peoter si ous-mêns vivre a8es des ménage, | nation ico-reliemi des r; l'enhomme ua tout de plus dans un
e école, sur les contrée ;
ce n'’éal, que me libétte école cès des les in— voulait ie il dea consi- ) l’enneblle fei—
bs écrits és dans Libéral quels il système la poli-
b que je mulguer
octrine ! dépen ‘
& dance de la liberté humaine et qui “ nie par uent toute autorité ‘ supérieure à l'hommo dans l'
“ intellectuel, religieux et politique...
« Si le christianisme est vrai, le libé- “ ralisme est faux, sous toutes ses ({ différentes formes... De tous côtés “ on a va sortir la secte immense de ‘ ceux qui prennent leur a rs por “Ja liberté, se nomment libéraux ; “ Jes uns allant d'autant plus ardem - ‘“ ment à la conquête de l'orgueil “qu'ils la prennent pour la vraie “ Jiberié, et les autres d'autant plus ‘“ ardemment à la poursuite de la “liberté, qu'ils savent qu'elle est “ l'orgueil.… Le libéralisme en offet, ‘€ est avant tout, comme nous l'avons “ dit, un mensonge et par couséquent ‘une déception. Ils’ (les libéraux) ‘“ ne peuvent professer le dogme libé:
“ ral de l'indépendance de la société ‘ civile à l'égard de la religion sans ‘“ nier implicitement la souveraineté ‘“ de Dieu et par conséquent son ‘existence.
IL faut lire les vigoureux articles de Laberge pour se convaincre de la force de sa plume, de la puissance de son argumentation et de la sulidité de ses principes, Il repoussa toutes ces accusations avec succès et dé:
fendit le libéralisme éanadien avec courage et dévouement. L'on peut dire que par son tact et son habilité il contribua puissamment à faire disparaître bien des préjugés que des maladresses ct des écarts de jeunesse avaient contribué à faire naître dans quelques esprits,
J'ai dit que la Minerve, qui est aujourd'hui dénoncée par l'école politico - religieuse, comme atteinte de l'hérésie libérale, se trouve victime du système qu'elle a mis en
vigueur ; les armes ge a prépa rées se sont tournées contre elle, Rien de plus vrai,icar'c'eet elle qui avait lancé les calomnies que voioi :
svt Lui, M. Dorion, le chef du rougisme radical et libre penseur qui voulait introduire l’athéisme dans nos écoles et la persécution religieuse nt votre législation (15 juillet }.
“,,.Les brouillons, les perturba:
teurs de l'ordre, ceux qui se teignent du sang de leurs concitoyens, qu'ils assassinent froidement, ce sont les ‘ibéraux, ces rouges avec lesquels Le Pays a fait un pacte que nous croyons indissoluble, Les derniers évenements de France sont assez sigaificatifs, pour qu'il soit nécessaire de citer d’autres exemples. Nous sa+ vous bien qua Le Pays et ses compères libéraux veulent se laver les mains des abominations commises à Paris, Mais c'est peut-être à la manière de Ponce Pilate qui n'a pu effacer la terrible responsabilité qui pèse sur sa mémoire (12 juin 1871),
“Parceque les roug's de Paris ont fait rejaillir le déshonneur sur la France entière, il ne s'ensuit pas que les rouges du Canada doivent être dispensés de p’sser pour attirer les mêmes flétrissures sur le Canada.
Mêmes idées, mêmes doctrines, même but : démocratie, nivellement, libre pensée... ,..La première besogne du rougisme canadien sera de renverser les colonnes de la foi, puis celles de Ja loyauté, puis celles du patriotisme, Quand le rougisme aura réussi à faire des Canadiens, des citoyens sans religion, sans cœur, sans entrailles, il sera prêt à aller ensuite promener la torche dans le pays... En attendant on se contente de jeter gdes pierres sur l'Eglise et sur la nationalité...