Ils sont de Fontaney
LE SALON DE l'aRSENAL 199
«iste. Marie, en Suissesse, figurait l'aube dans une série qui composait les Heures du jour '.
L'album illustré où nous avons lu le Cor de Vigny nous montre la signature d'Eugène Deveria sous une turquerie lavée à la sépia. Byron, alors, avait mis à la mode le pays « où la rage du vautour et Tamour de la tourterelle font naître tantôt des histoires mélancoliques, tantôt des récits de crimes ^ ».
Deveria — qui se piquait de littérature, qui rimait à ses moments perdus et se déclarait, en poésie, non moins qu'en peinture, fervent de nouveautés — était assidu à l'Arsenal. Il étalait dans la salle à manger, qui servait de vestiaire, l'ampleur de son manteau à l'espagnole, jetait sur la table son chapeau tromblon, et faisait au salon son entrée, sûr de l'effet de sa grande mine, de sa robustesse élancée, donnant à regarder, entre les revers de velours de son frac, le satin de ses gilets en forme de pourpoint ^
Un artiste lettré et poète, c'était encore Louis Boulanger, quelque peu linguiste, — ce qui ne devait pas déplaire au maître de céans. — Romantique affiché, il avait, comme disait Théophile Gautier, « attaché Mazeppa au dos du cheval in-
1. Ce dessin nous a été obligeamment montré par M. Charles Rossigneux, qui le possède.