‹ Charles Nodier et le groupe romantiqueChapitre 137 sur 163 · Portraits littéraires, I, p · texte numérisé non relu

Portraits littéraires, I, p

gne, Plutarque, la Messiade de KIopstock, lespsaumes de David, Robinson Crusoé... Il cataloguait, dans une lettre à Weiss, cette bibliothèque volante, et il ajoutait : « Je ne te parle point de Werther, parce que je le porte toujours avec moi ' ».

Le Peintre de Salzbourg, non moins romantique et de même « werthérisme » échevelé, suivit de tout près les Proscrits. Le héros de cette nouvelle aventure sait, d'ailleurs, sa Nouvelle Héloïse. Il y a, dès lors, en Nodier, une mixture de Gœtheet de Jean-Jacques, et c'est justement qu'on l'a nommé un Saint-Preux werlhérisé. Le sombre ami d'Eulalie répète l'anathème aux devoirs prétendus conventionnels ; il maudit les contraintes sociales; il reproche aux hommes de l'avoir « amené prisonnier dans leurs cités ». Il ne se résigne pas à se voir engagé dans un «contrat » qui l'a « dégradé de la dignité son espèce ». Les Méditations du Cloître, sorte d'épilogue à ce petit roman, cherchent le remède au mal d'un cœur « désabusé de la. vie et de la société par uneexpérience précoce > etle trouvent dans ces« hospices conservateurs » que furent les couvents. Elles concluent par une apostrophe aux puissances du monde : « Cette génération se lève et demande des cloîtres. »

Si souffrante que parût sa sensibilité et sin-

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