‹ Charles Nodier et le groupe romantiqueChapitre 150 sur 163 · Dioclélien · texte numérisé non relu

Dioclélien

2. Stances à Alfred de Musset, publiées avec la réponse, par Musset, dans ses Poésies nouvelles.

Avec quelle pompe elle étale Sur les brillants habits dont vous êtes parés, Et la nacre polie, et la chanj,^eante opale, Et des réseaux d'argent, et des disques dorés ! Quel lustre éblouissant, quelles beautés parfaites

Elle fait briller à mes yeux

Dans ces panaches glorieux,

Dans ces éclatantes aigrettes

Qui couvrent vos fronts radieux l Je vous quitte pourtant... Horace ou La Fontaine,

Montaigne ou Platon à la main.

Egarant à plaisir ma démarche incertaine, A travers le vallon je me fraie un chemin '.

Sainte-Beuve a bien caractérisé sa poésie par ces mots : « Grâce mélodieuse » et « clarté facile ». Si ce mot pouvait s'appliquer à qui se défend toujours de professer, nous le nommerions le théoricien de la facilité et du « nonchaloir ».

Le nonchaloir, il le veut d'abord dans la démarche même de l'esprit :

0 mes amis, quel plaisir de rêver.

De se livrer au cours de ses pensées.

Par le hasard l'une à l'autre enlacées, Non par dessein ; le dessein y nuirait... *

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