‹ Charles Nodier et le groupe romantiqueChapitre 154 sur 163 · Dans Séraphine · texte numérisé non relu

Dans Séraphine

2. Ne devait-il pas, plus tard, railler le vocabulaire savant et, en particulier, celui des botanistes?

3. Il y en a bien davantage dans certaine page de la Fée aux Miettes, mais le conteur fait parler un botaniste de profession, et la teciinicité est de mise.

une excuse. Il a peint avec complaisance l'agilité du fuseau et du lin qui « court autour '■ ». Sa prose offre souvent l'image de ce fil qui s'allonge, s'amincit et s'enroule. Elle fait songer encore à ces brins argentés et frêles dont Trilby « se liait comme un enfant dans ses langes »j quand il couchait au bord du lac, « sur le tapis des vieilles mousses ». La légèreté diaphane du tissu que fait souvent une page de Nodier se figurerait bien par la ténuité d'une toile d'araignée. On a symbolisé ainsi ce qu'il y a de transparence aérienne dans Shakespeare, en certaines scènes. Mais de Nodier, on ne saurait dire, comme du grand Will, qu'il a parfois «la solidité pesante d'un mur cyclopéen » ^ Quelqu'un appelait Nodier « l'Arioste de la phrase », Il se plut à ce jeu fin où il se sentait maître, il s'y oublia, quoi qu'il se reprît souvent, à en médire, et tout en faisant mine, parfois, de « jeter au rebut » son instrument \

Un critique, au lendemain de sa mort, s'essayant à fixer son rang, observait que, malgré le nombre de ses ouvrages, il eut besoin de « tout son style » pour obtenir la place acquise souvent à « un seul petit livre ». Piyiition d'un grand talent mal administré, qui s'épuisa en

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