‹ Charles Nodier et le groupe romantiqueChapitre 22 sur 163 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

l'intéressant promeneur que son séjour dans la capitale a un autre but que de satisfaire ses goûts « d'observateur et d'artiste ». S'il aperçoit un poste à sa convenance, qu'il fasse signe, et on se mettra pour lui en quête de recommandations. On le lui a déjà écrit. Comment a-t-il laissé cet « article » sans réponse * ? Qu'il ne s'attarde pas plus longtemps aux flâneries de touriste. Ce n'est pas qu'il doive grossir la foule des quémandeurs et des intrigants. Sa répugnance pour tels moyens de parvenir recevra des éloges : « A ta noble fierté, j'ai reconnu mon sang *... » Qu'il demeure fidèle aux principes de dignité et d'honneur qu'il a reçus. Mais, « sans sortir de l'indépendance d'un vrai républicain », on peut ne point négliger « l'occasion de se procurer quelque place un peu lucrative». Qu'il agisse donc et fasse agir. Si attristé qu'on soit de son absence, on lui accorde de finir à Paris pluviôse à peine commencé. Mais qu'il en use sérieusement.

Pluviôse se passe. Ventôse arrive, s'écoule aux deux tiers. Le pensionnaire de l'hôtel de Hambourg a-t-il préparé cet « avancement » qui devait faire son premier souci ? Il semble que non. Ce n'est pas qu'il soit tout à fait demeuré inactif. Il a vu des libraires, des bouquinistes

1. Lettre d'Antoine Nodier (2 pluviôse an IX). C'est la première de celles que nous possédons. Elle porte au crayon le n« 3. Deux autres la précédaient, qui sont perdues.

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