‹ Charles Nodier et le groupe romantiqueChapitre 24 sur 163 · Correspondance inédile, lettre VII · texte numérisé non relu

Correspondance inédile, lettre VII

de certaines lettres de son père qu'il y comptait des ennemis notoires \ Il écrit : « Si j'avais du succès ici, n'est-ce pas là qu'on l'empoisonnerait ? » Cette affaire, pourtant, dont il a parlé, qu'est-ce ? Son père se flatte qu'il s'agit d'un livre qui lui assurera le souvenir et l'appui de personnes influentes. Et le brave homme s'avoue curieux de savoir « en quel genre » son fils s'est « exercé ». Il attend de lui quelque chose de sain et d'élevé : « Les merveilles que tu as eues sous les yeux ont du exalter ton imagination et échauffer ton enthousiasme pour le grand et le beau, et je suis persuadé d'avance que ce n'est pas une fade bergerie ou quelque petit roman obscène qui a découlé de ta plume. Je serais bien fâché que tu eusses sacrifié quelques moments destinés au repos à entasser des descriptions rebattues ou à imaginer des scènes ordurières avec des femmes de chambre, croyant imiter Gessner ou l'auteur du Chevalier de Faublas. J'espère que ta production sera digne d'un homme de goût, €t que ce ne sera pas l'histoire des premières étourderies d'un petit maître manqué ^ »

L'ouvrage parutbientôt. Une rappelait niLouvet de Coudray,ni Gessner, mais les « merveilles » de Paris ne l'avaient point inspiré. Ce n'était pas non plus le roman que Charles écrivait.

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