‹ Charles Nodier et le groupe romantiqueChapitre 25 sur 163 · Lettre du 18 pluviôse an IX · texte numérisé non relu

Lettre du 18 pluviôse an IX

2, Lettre du 8 ventôse an IX.

disait-il, page à page, sous la dictée impérieuse de son cœur. Il s'iniiiulaïl: Petite bibliographie des insectes. Lamark en avait encouragé la publication, comme d'un ouvrage bien fait et vraiment classique \ Il fut joyeusement accueilli,, et avec orgueil, à Besançon. Qu'en penserait M. de Chantrans ? Sans doute il « présenterait sans retard à la société d'agriculture » cette première œuvre de son élève. Sans doute aussi, ce « petit monument » servirait à rappeler le jeune entomologiste « au souvenir des professeurs et des hommes de lettres avec lesquels il avait entretenu quelque liaison. » C'est ce que se promettait le vieux magistrat. Il se réjouissait, au surplus, de voir l'utile emploi fait par son fils d'un temps «dérobé à la curiosité et au plaisir ». Mais assez de séparation. De nouveau,. Charles s'est dit sur le point de monter en voiture avec Pagnest, et il en a pris, cette fois, l'engagement d'honneur. Son père lui rappelle cette parole donnée. Le 29 ventôse, tous les siens iront au-devant de lui. Il les trouvera à Château-Farine, chez «le bon M. Pellier», vieux garçon ami des livres, qui le charge d'acheter « quelques nouveautés en littérature ». Il rapportera en même temps des graines de chouxfleurs pour sa mère. 11 tient de Candide qu'il faut cultiver son jardin.

Elle est joyeuse de ton, et tendre, la lettre

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