‹ Charles Nodier et le groupe romantiqueChapitre 26 sur 163 · Correspondance inédite, lettre IV · texte numérisé non relu

Correspondance inédite, lettre IV

qui escompte le revoir tout proche. Cette fois, Nodier ne trompa point l'attente de sa famille. Nous savons peu de chose sur l'emploi de son temps à Besançon. Il reprit, sans doute, comme son père l'y conviait, sa place à la bibliothèque de l'Ecole centrale. Pour peu, il l'eût trouvée occupée. Une « petite trame » s'était ourdie en son absence. En prolongeant au delà de la limite son congé, il avait mécontenté le bibliothécaire et le conseil d'administration, et quelqu'un avait voulu exploiter son tort ^ Pour déjouer cette intrigue, deux philadelphes, Weiss et Goy, s'étaient offerts à le suppléer. L'envoi de la Petite bibliographie avait d'ailleurs, avec beaucoup d'à-propos, apaisé son chef, qui ne manqua point, apparemment, de lui faire bon accueil. Il avait quitté Paris, non sans esprit de retour. Il semble bien que son père ne l'ignorait pas. Lorsque, dans sa dernière lettre de rappel, il l'avait pressé de «faire son paquet » et de « s'emballer», il avait, habilement, laissé ouverture à l'espoir d'un nouveau voyage : « Tes protecteurs sont disposés à agir en ta faveur quand ils verront jour à pouvoir t'être utile, il ne te reste plus qu'à les inviter à se souvenir de toi... Tu as eu le temps de voir tout ce qui pouvait satisfaire ton goût pour les sciences et les arts, tu as observé tous les moyens par lesquels on s'essaie dans la grande ville à se frayer un

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