‹ Charles Nodier et le groupe romantiqueChapitre 28 sur 163 · Lettre du 20 ventôse an IX · texte numérisé non relu

Lettre du 20 ventôse an IX

2. Le volume s'intitule : Pensées de Shakespeare extraites de ses ouvrages (Besançon, de l'imprimerie de Métoyer, 1801).

croyons, facilement les cœurs. Il les récoltait en se promenant, comme, de sa freloche de soie, les mouches dorées.

La plaquette imprimée, il repartit pour Paris. Il allait y faire, cette fois, ses vrais débuts littéraires. Non pourtant aussitôt descendu de voiture, comme son impatience, peut-être, se l'était promis. Le roman dont il avait confié à Charles Weiss la pensée et le titre, Stella, était prêt dès longtemps. Il semble même qu'il le fût avant la fin de sa première «campagne », et nous conjecturons qu'il l'avait laissé, en partant, à un éditeur. Mais la publication en fut retardée par « quelques circonstances » qu'il n'a point précisées'. D'autres projets, d'ailleurs, l'occupaient : une physiognomonie qui devait paraître sous le pseudonyme de Sévère Odin ; un vaudeville, une « satire sur les romans », qui bientôt se transforma et s'élargit, et qui eût été abandonnée, si un besoin d'argent n'eût pressé l'auteur d'en faire marchandise, de quoi il s'accuse et s'humilie^ ; — enfin une autre satire, non littéraire, dont nous reparlerons et qui fera plus de bruit. Bref, Stella dut attendre. Elle eut même le temps de se voir débaptisée, pour devenir les Proscrits.

Le besoin d'argent n'était pas, dans la vie de

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