‹ Charles Nodier et le groupe romantiqueChapitre 33 sur 163 · Ibid., lettre XIII · texte numérisé non relu

Ibid., lettre XIII

teur ».Oii le devinerait à ce jugement porté sur lui: « C'est un enthousiaste qui a voulu attacher les ailes de Pindare à l'oie du Capitole K »

Nodier ne réservait pas pour le cénacle de Sainte-Marie l'excentricité de sa mise. Il s'est peint lui-même entrant dans une maison de jeu, la barbe longue, les cheveux pendants sur les épaules, le col nu. « Quelqu'un a cru me reconnaître, et a dit à mi-voix : c'est un observateur de l'homme^. » Il ne racontait pas sans honte cette visite à un tripot, et il se reprochait d'y avoir hasardé quelques pièces d'argent que rhonneur lui eût prescrit de mieux employer. Cette défaillance était une rechute. Il avait, l'année précédente, rompu avec un certain compagnon « amoureux de la bouillotte » ; ce dont il s'était vu féliciter par son père \

Le bon magistrat se faisait plus d'une illusion sur la conduite de Charles. Des attestations, peut-être complaisantes, le trompaient. C'était le citoyen Perrier qui louait la « sagesse », la « retenue » de son jeune compatriote*; c'était le citoyen Balleydier et aussi « le brave Deschamps », qui rendaient de lui pareil témoignage. Deschamps, ni Perrier, ni Balleydier n'avaient, nous le supposons, reçu ses confessions. Il s'ouvrait mieux à Weiss. Ce dépositaire de ses secrets savait que la contemplation des

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