‹ Charles Nodier et le groupe romantiqueChapitre 36 sur 163 · Lettre des 18 et 29 floréal, an X · texte numérisé non relu

Lettre des 18 et 29 floréal, an X

satisfaction à son « nouveau goût pour la vie solitaire ». D'avance, il lui accordait liberté de partagerle« paisible asile»de sonamiAuguenot*. Ses arrangements pris avec son libraire, il « perfectionnerait dans la retraite » les ouvrages qu*il avait commencés*.

Car il en avait plusieurs en tête. Déjà il avait plus qu'ébauché ^ le récit qui allait suivre les Proscrits ; de même sentiment, avec une infusion delà Nouvelle Hélol'se.Cela s'appelait le Peintre de Sallzboiirg et se concluait par des Méditations du cloître d'un accent singulièrement exalté. Tels étaient les écrits dont il allait emporter de Paris l'idée plus ou moins réalisée.

La dernière lettre que nous possédions d'Antoine Nodier à son fils porte la date du 29 floréal an X. Il y est question d'arrangements à conclure avec l'hôtel et de voiture à prendre. Elle seterminepardes instances pour queleretour attendu ne soit pas différé. Nous avons tout lieu de croire que le jeune Bisontin se mit en route comme il l'avait fait espérer et qu'il rentra en Franche-Comté au commencement de prairial. Après quelques jours accordés à sa famille, il se laissa, nous l'imaginons, appeler par le printemps dans r« asile » champêtre qui lui

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