Lettre du 29 floréal, an X
3. Dans la lettre, déjà citée, du 13 germinal, son père parled'un roman qu'il suppose «enfin imprimé », et qui ne peut étreque le Peintre de SaUzbonrcf .
était offert, à moins qu'il n'ait accepté de préférence une hospitalité aff'ectueuse à Giromagny. Et il acheva ses opuscules qui, tous trois, parurent en la même année 1803.
Son père, qui avait espéré l'entendre enfin chanter :
Plus de voyage qui me tente ^..
fut vite détrompé. La publication de ses petits livres servit-elle de prétexte à sa rentrée à Paris ?
Nous l'y retrouvons dans l'hiver de l'an XII. Mais ce n'est pas, pour le coup, une lettre de Besançon qui nous avertit de sa présence dans la capitale. Nous l'apprenons par sa comparution devant le préfet de police. Car il vient d'être arrêté ; il est sous les verrous pour un libelle dont il s'est avoué l'auteur. Il pourra, un jour, raconter, pour les avoir traversées, « les prisons de Paris sous le Consulat * ».
Fameuse est cette affaire de la Napoléone par la narration colorée qu'en a faite le « conspirateur » lui-même, et plus encore par les contradictions qu'il a rencontrées. Sans nous porter garant de tous les détails de son récit, amplifié et mouvementé à plaisir, nous y montrerons une vérité foncière qu'on y a méconnue.