Charles Nodier par M"» Mennessier-Xodier, p
Jouy le chansonnier. Un autre rimeur de couplets, Desaugiers, devint l'un des habitués de leur maison. Il y rencontrait le grave Ballanche,Millevoye,leduc de Caylus, Foy, qui était alors le colonel Foy, Aimé Martin, George Duval, les anciens chefs vendéens Renou et Sapinaud... N'omettons pas Etienne qui bientôt^ introduisit Nodier aux Débals. Cette entrée au journal des Bertin dut combler de joie le transplanté de Quintigny,qui n'était pas encore acclimatée Paris, et peut-être désespérait d'y pouvoir subsister. Son contentement se lit dans ces lignes: « Je suis... au Journal des Débats... traité comme premier rédacteur. On reçoit de moi sept articles chaque mois et un huitième chaque trimestre. Ces articles sont payés cent francs. Il y a indépendamment de cela quelques gratifications, et au total il est impossible de gagner del'argentà moinsde fraisa» Cette collaboration lucrative lui laissait le temps de réviser d'anciens travaux qu'il se proposait de mettre au point et de publier: son Commentaire de La Fontaine, une Théorie de l'alphabet et une Histoire de la littérature slave, rapportée, apparemment, de Laybach. Il s'ennuyait, malgré tout, et trouvait son existence « insupportable» ^Msiblement sa Franche-Comté lui tenait au cœur. Lui qui, naguère, voyaitdans la capitale* le seul lieu où un homme de lettres...