‹ Charles Nodier et le groupe romantiqueChapitre 54 sur 163 · Ibid., lettre LXIX, p · texte numérisé non relu

Ibid., lettre LXIX, p

voué à de grandes et importantes recherches, pût désirer de se fixer »% il regrettait « son village » et ses « sabots » et il en venait à écrire * : « Il y a une sorte de littérature fine et forte qui n'appartient plus qu'à la province, où vivent la véritable instruction et les véritables talents ^.» Les événements, qui ne le laissaient guère s'engourdir ni sommeiller, lui apportèrent une diversion assez vive.

Le retour de l'île d'Elbe réveilla le Nodier de la Napoléone. Un article d'anti-impérialisme véhément, paru dans les Débals *, presque en même temps que la déclaration mémorable de Benjamin Constant, affirma sa fidélité à la monarchie restaurée, et il ne devait pas, comme l'ami de M°" Récamier, chanter, le lendemain, la palinodie. Ce lui fut l'occasion de revoir Fouché, qui lui demanda ce qu'il voulait. Hardiment spirituel, il répondit: « Cinq cents francs pour aller à Gand... » Puis, sans s'inquiéter du péril, il commença contre le débarqué du golfe Juan une guerre d'épigrammes. Il est de lui le bulletin qui circula au Champ de Mai : « Puisqu'on veut absolument pour la France

1. Voir sa lettre inédite citée plus haut du 18 août 1809, à Fouché.

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