‹ Charles Nodier et le groupe romantiqueChapitre 57 sur 163 · Churles Nodier par M™* Menessler-Nodier, p · texte numérisé non relu

Churles Nodier par M™* Menessler-Nodier, p

2. C'est la défiiiLtion qu'en a donnée Jules Janin. Smarra est le nom dalmate du cauchemar. C'est Nodier qui nous l'apprend dans son étude De quelques phénomènes du sommeil, où il développe, incidemment, une sorte d'apologie du cauchemar.

ïe comte de Pastoret, qui fut le parrain du petit Amédée, mort à peine âgé de quelques mois; le peintre Jean-Baptiste Isabey et son fils Eugène, qui fut de cette fugue en Normandie par où Nodier, Taylor et Cailleux inaugurèrent la série de leurs Voyages pittoresques dans l'ancienne France *. Vaste entreprise, qui devait coûter des millions, et qui fut commencée avec cinq cents francs. Au retour de cette première excursion, ou très peu avant, pensons-nous, fut joué, non sans succès, à la Porte-Saint-Martin, le Vampire, mélodrame oîi Nodier s'essaya, avec deux collaborateurs*. On repartit bientôt; cette fois, pour traverser la Manche. Le jeune Isabey fut encore de l'expédition. Nodier en rapporta sa Promenade de Dieppe aux montagnes d'Ecosse,

La mort de son fils Amédée lui avait rendu odieuse la rue de Choiseul. Il la quitta pour la rue de Provence, où l'attira, sans doute, le voisinage d'Auguste Jal, bibliothécaire et historiographe de la marine. De ce nouveau délogement, datent pour lui d'illustres amitiés, celles de Lamartine % Victor Hugo... C'est alors aussi qu'il composa Trilbjy.

Page 1