‹ Charles Nodier et le groupe romantiqueChapitre 6 sur 163 · PREFACE V · texte numérisé non relu

PREFACE V

guales», si un Chateaubriand ne lui avait appris le jeu de l'image? Et quand il parle quelque part de certaine « adresse à se suspendre à la chevelure de la fortune \.. » cette figure osée ne le met-elle pas en état de péché romantique^? Pour moins que cela, parce qu'il avait déclaré du goût pour cette métaphore : voraginem malorum, Cicéron fût réclamé par Nodier comme l'un des siens.

Vous avez dit, mon cher Maurras, « le poids d'une lecture sur l'imaginalion solitaire d'un enfant vierge ^ ». Tout jeune, je vous en soupçonne, vous avez beaucoup lu, comme votre ami Barrés, les « grands poètes de la rêverie », et, pour le mieux combattre, vous avez étudié de tout près le romantisme. Il vous en reste quelque chose. Vous avez disséqué le papillon. En manière de vengeance, il vous a laissé au bout des doigts la poussière de son aile diaprée.

Qu'on ne lise pas ici une apologie du romantisme. Il ne s'agit que de rappeler au public oublieux un aimable homme et joli écrivain. Romantique, il est vrai, et l'un des premiers,

1. Mademoiselle Monk, dans l'Avenir de V Intelligence, p. 270.

2. M. André Chaumcix se donne spirituellement le plaisir de surprendre M. Lasserre en flagrant délit de « fougue romantique ». (Journal des Débats du 20 août 1907.)

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